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La rue est sombre, glaciale, très peu acceuillante. Malgré le froid et la frayeur qui prennent possession de mon être, je continue à pas de loup à avancer dans cette rue étroite d'où proviennent de petits bruits...
M'enfonçant peu à peu dans la pénombre de la nuit, je me rends compte que les bruits sont des sanglots...
Je m'arrête. Un frisson courant le long de ma colonne vertébrale, je viens de sentir quelque chose me froller les jambes...
Un rat sûrement...
Je n'ose plus bouger. Les sanglots continuent...
Parcourant des yeux la rue dans laquelle je me trouve, en quête d'une source de lumière où de la personne en détresse, j'aperçois le bout de la ruelle : un cul-de-sac.
Retrouvant un peu de courage, je progresse lentement vers les sanglots.
Des sanglots d'enfant...
Je scrute l'obscurité tout en avançant. Rien. Je ne vois absolument rien. Pourtant, les pleurs continuent...
Mon genou cogne contre une poubelle, provoquant un bruit effroyable et une douleur aigüe dans ma rotule.
- Aïe !! Saloperie de poubelle...
Je cesse tout mouvement.
Un grand et pesant silence vient de s'installer.
Mais... quelque chose n'est pas normal dans ce silence...
Les pleurs ont cessé...
Je relève la tête, laisse échapper un long soupir qui trahit ma terreur et recommence ma recherche, malgré la peur et le froid qui font frissonner chaque parcelle de mon corps...
Je tend l'oreille, à l'affut du moindre bruit dans ce silence étouffant...
Une respiration haletante me parvient enfin après de longues minutes d'attention...
J'en suis sûr maintenant...
Il y a quelqu'un dans cette rue.
Je me tourne lentement vers l'endroit d'où me semble provenir cette respiration.
Un nouveau frisson remonte le long de mon dos.
On m'observe...
La panique et la terreur jaillissent en moi.
Je viens d'entendre quelque chose se casser, mais même si mes yeux se sont habitués à la pénombre, je ne vois toujours rien...
Je voudrais hurler...
La pression de ce silence et de la peur me donne l'impression d'étouffer...
Trop. C'est trop.
Je me retourne pour rebrousser chemin, n'écoutant que la peur et la panique en moi et ne pensant même plus à cette personne ou ... cet enfant...
Alors que mes pas commencent à peine à me mener hors de cette rue, un hoquet me parvient nettement aux oreilles.
Je m'arrête une nouvelle fois et écoute attentivement.
Les pleurs ont recommencé, plus faibles cette fois...
Je reviens sur mes pas, lentement, cherchant d'où pourrait provenir ces sanglots.
Mes yeux s'arrêtent sur deux poubelles, certains d'avoir vu quelque chose bouger.
Je m'avance un peu, essayant d'ignorer l'angoisse qui me noue les entraille, et l'aperçois enfin...
Une fillette de six ans à peine, le visage crasseux et humide, des cheveux longs, sales et de couleur blond, une robe usée par le temps, m'observe de ses grands yeux bleus noyés par les larmes avec terreur, blottit entre les deux poubelles.
Je reste un instant sans voix, contemplant l'enfant qui a du mal à respirer.
Reprenant possession de mes jambes, je m'avance doucement vers elle, et m'arrête lorsque je vois de nouvelles larmes ruisselant sur son visage enfantin.
D'une voix douce, j'essaye de la rassurer :
- Non non, n'aie pas peur... je... je ne vais pas te faire de mal...
Sans m'en rendre compte, je lui tends la main.
La perplexité se mélant à la terreur ainsi qu'à une lueur de tristesse que je ne comprends pas se lisant dans son regard d'océan, elle me fixe intensement, puis pose les yeux sur ma main qui lui est offerte.
Après un long instant, elle avance sa petite main tremblante comme une feuille, et la pose délicatement dans la mienne, ses doigts se refermant autour de mon index et de mon majeur.
Elle est glaciale.
Je m'accroupis, et m'aperçois que sa robe est déchirée.
Oh non... Je frissonne en imaginant le froid s'engouffrer dans ses vêtements et glacer sa peau.
Je relève la tête vers elle et remarque qu'une lueur d'espoir est apparue dans le bleu de ses iris.
D'une voix faible et chevrotante, elle me souffle :
- Est-ce que tu es... un ange...?
Surpris, je reste un instant la bouche ouverte, cherchant ce qui pouvait bien lui faire croire ça.
- Je... euh...
Non Tom... Ne dit pas ça, tu risques de la blesser...
- Oui... peut-être...
Un pâle sourire se dessine sur son visage.
Elle laisse s'échapper un soupir, apparement soulagée de ma réponse.
Elle ferme les yeux, l'air extenué...
Mais pourquoi... Dans mon esprit fleurissent d'innombrables questions : pourquoi un enfant de cet âge...? Suis-je donc le seul à m'inquiéter du sort d'une si jeune fille ? Le monde est-il aussi cruel, comme on le dit si souvent ?
Sûrement, oui...
Je l'observe attentivement, sa main toujours nichée au creux de la mienne.
- Tu as un prénom ?
A ma grande surprise, ces paroles sortent de ma bouche bien plus froidement que je ne l'aurais voulu.
Elle a dû le sentir, car elle me répond avec une pointe de frayeur dans la voix.
- Je... je ne sais pas...
Je fronce les sourcils, surpris.
Elle ne sait pas si elle a un prénom ? Mais... en a-t-elle seulement un ?
Une idée vient naître dans mon esprit.
Doucement, je pose ma main qui ne tient pas la sienne sur sa nuque et avance lentement sa tête vers moi. Elle se laisse faire, un pli d'incompréhension barrant son front.
C'est bien ce que je pensais...
L'arrière de sa tête est violacé et par endroit la peau est déchirée. Ses cheveux sont collés à cause du sang séché qui a coulé jusqu'au bas de son dos. La blessure n'est pas récente mais semble grave.
- Et toi, tu as un prénom ?
Elle se recule pour me dévisager de nouveau avec cette même lueur d'espoir.
Je souris devant l'innocence de son visage et lui réponds :
- Oui, je m'appelle Tom...
A son tour, un faible sourire vient se dessiner sur son visage...
- Tu n'as pas mal ?
Etonnée, elle me dit logiquement :
- Pourquoi j'aurai mal ?
Je ne répondit rien...
Qu'est-ce que je dois faire...? Appeler l'hôpitale, pour qu'elle se fasse soigner ? Prévenir Bill, Gustav et Georg ?
Mais il se peut qu'on la mette dans un orphelinat... et alors ? Au moins, elle serait au chaud, aurait à manger jusqu'a ce qu'on lui trouve une famille...
Mais là, ce n'est pas pareil...
Elle est gravement bléssée, ne se souvient plus de rien, et a sûrement été traumatisée...
La petite fille ferma les yeux et posa sa tête contre l'une des poubelles en grelottant.
- Est-ce qu'il fait chaud en haut...?
En haut ? En haut de quoi ? De quoi parle-t-elle...?
Ah oui c'est vrai... je suis un ange...
Rien que d'y penser, une drôle de sensation s'empare de moi...
Un ange...
On ne me l'avait jamais dit...
- Oui, ne t'inquiète pas...
Un long soupir s'échappe de ses lèvres...
Tel un réflèxe, je m'approche d'elle, l'encercle de mes bras et la pose contre moi...
En guise de merci, elle sert plus fort ma main qu'elle n'a pas lâché...
Elle est affreusement maigre... elle n'a pas dû manger depuis plusieurs jours...
- Tu sens bon...
Elle inspire a fond tout en fermant les yeux...
Un long moment se passe, durant lequel je lui murmure les paroles d'une berceuse qui semble la rassurée...
Soudain, elle se redresse, attrape une de mes dreadlocks et m'interroge du regard.
- Qu'est ce que c'est ?
Je ris à sa question...
Une question que presque tous les enfants de son âge m'ont posé.
Ma reaction la fait sourire.
Je lui répond :
- Ce sont mes cheveux ! Quand j'étais petit, je me suis fait des dreadlocks, c'est une sorte de coiffure...!
- Ah...
Elle vacille légèrement, et se pose brutalement contre moi, secoués de tremblements.
Inquiet, je me redresse et la secoue légèrement.
- Hey ! Qu'est-ce qu'il t'arrive !? Ca va ?
Non Tom ! Tu vois bien que ça ne va pas !!! Elle est blanche comme un caché d'aspirine et toi tu demandes si ça va !! Bon, il faut que je me calme, que je réfléchisse...
Qu'est-ce que je dois faire ?
- Tom...
La panique ayant reprit possesion de mon esprit, je ne l'avais pas entendue m'appeler...
Elle ferme les yeux, et dans un souffle, me demande :
- Tu... tu restes avec moi...?
Mais... pourquoi croit-elle que je vais la laisser... seule... dans le froid... et, même si j'ai du mal à l'accepter... mourrante...
Des larmes brulantes viennent glisser sur son visage d'enfant...
Un enfant... ce n'est qu'un enfant... un enfant à qui l'on n'a rien demander, et qui se retrouve là, dans mes bras, pleurant le reste de sa souffrance, pleurant sa petite vie de six ans, qui la quitte sans aucune explication, pleurant le peu d'amour qu'on lui a donné, pleurant toutes ses larmes, jusqu'a s'assécher... pleurant...
Un enfant oublié...
Enfant... ce mot résonne dans ma tête, se répercutant contre les parois de mon crâne pour revenir plus nombreux, en echos...
Un enfant...
Ses doigts s'agrippent à mon t-shirt en un mouvement brusque...
- Tom...
Sa voix, plus faible que jamais, était à peine inaudible...
Je repris soudain sur moi, évacuant tout le désespoir qui s'était installé dans mon coeur...
- NON ! Non, attends... ne... ne pars pas ! Je vais chercher de l'aide... reste avec moi ! Je suis avec toi ! Je ne suis pas parti...! Ne pars pas ! Reste avec moi ! Reste avec moi...
J'allais me levé, mais ses doigts resserèrent mon t-shirt pour m'obliger à rester assis...
Sa poitrine se lève et se baisse précipitament, et un sifflement se fait entendre lorsqu'elle respire...
- Tom...
Un filet de sang coule de sa narine, lentement, doucement, comme pour me narguer, et va se loger au coin de sa bouche...
D'un geste doux, j'essuie du pouce cette fines trace rouge, et regarde ses yeux bleus...
Ses yeux... si doux et rieurs à la fois, mais qui semblent avoir vu des horreurs, des monstruausités que je ne préfére pas imaginer...
Malgré le mal-être qu'elle subit, la petite fille me sourit...
Un sourire que je n'avais jamais vu, et que je ne reverrais plus jamais...
Un sourire plein d'espoir, de remerciement, sans aucun reflet de souffrance, de peur, de peine...
Un sourire d'ange...
Puis, lentement, ses yeux se ferment...
Lentement, les coins de sa bouche s'affaissent, faisant disparaître les fossettes rieuses...
Et lentement, le coeur que je sens battre dans sa poitrine ralentit, devenant de plus en plus imperceptible...
Les larmes montent en moi, et dévalent sur mes joues, s'écrasant sur les pomettes et les paupières closent de la petite fille...
Dans un dernier murmure, un dernier soupire, la petite fille aux cheveux blonds et aux yeux bleu me souffle "Merci"...
Un merci qui vaut plus que de l'or pour moi...
Un merci que je n'oublierais jamais...
Le merci d'un enfant de l'oublie...
Elle est partie...
Partit rejoindre les anges qui me ressemblent...
Partit là-haut pour se réchauffer...
Partit... me laissant là, seul, dans le froid et la souffrance, dans un monde cruel et sans amour...
Un monde qui n'a même pas était capable de sauver une petite fille...
La petite fille dans les bras, je pleure...
Elle est devenue froide, plus froide qu'elle ne l'était quand je l'est trouvée, sans couleur...
Même ses cheveux n'ont plus le même éclat blond qu'il y a cinq minutes...
Je pleure une petite fille que je connais à peine, une petite fille qui ne savait pas elle-même qui elle était, une petite fille blond aux yeux bleus... une petite fille...
Un enfant de l'oublie...
[ Les autres One-shot risquent de prendre autant de temps que celui-là...! Dsl !!
J'ai les idées (j'en ai même plusieurs !=D), mais il faudra attendre que je les écrivent...! Et ça risque d'être long...! =S
Encore dsl !!]
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L'enfant de L'oubli...
[Vergessen Kinder...]
[Vergessen Kinder...]
[ Musique ]
La rue est sombre, glaciale, très peu acceuillante. Malgré le froid et la frayeur qui prennent possession de mon être, je continue à pas de loup à avancer dans cette rue étroite d'où proviennent de petits bruits...
M'enfonçant peu à peu dans la pénombre de la nuit, je me rends compte que les bruits sont des sanglots...
Je m'arrête. Un frisson courant le long de ma colonne vertébrale, je viens de sentir quelque chose me froller les jambes...
Un rat sûrement...
Je n'ose plus bouger. Les sanglots continuent...
Parcourant des yeux la rue dans laquelle je me trouve, en quête d'une source de lumière où de la personne en détresse, j'aperçois le bout de la ruelle : un cul-de-sac.
Retrouvant un peu de courage, je progresse lentement vers les sanglots.
Des sanglots d'enfant...
Je scrute l'obscurité tout en avançant. Rien. Je ne vois absolument rien. Pourtant, les pleurs continuent...
Mon genou cogne contre une poubelle, provoquant un bruit effroyable et une douleur aigüe dans ma rotule.
- Aïe !! Saloperie de poubelle...
Je cesse tout mouvement.
Un grand et pesant silence vient de s'installer.
Mais... quelque chose n'est pas normal dans ce silence...
Les pleurs ont cessé...
Je relève la tête, laisse échapper un long soupir qui trahit ma terreur et recommence ma recherche, malgré la peur et le froid qui font frissonner chaque parcelle de mon corps...
Je tend l'oreille, à l'affut du moindre bruit dans ce silence étouffant...
Une respiration haletante me parvient enfin après de longues minutes d'attention...
J'en suis sûr maintenant...
Il y a quelqu'un dans cette rue.
Je me tourne lentement vers l'endroit d'où me semble provenir cette respiration.
Un nouveau frisson remonte le long de mon dos.
On m'observe...
La panique et la terreur jaillissent en moi.
Je viens d'entendre quelque chose se casser, mais même si mes yeux se sont habitués à la pénombre, je ne vois toujours rien...
Je voudrais hurler...
La pression de ce silence et de la peur me donne l'impression d'étouffer...
Trop. C'est trop.
Je me retourne pour rebrousser chemin, n'écoutant que la peur et la panique en moi et ne pensant même plus à cette personne ou ... cet enfant...
Alors que mes pas commencent à peine à me mener hors de cette rue, un hoquet me parvient nettement aux oreilles.
Je m'arrête une nouvelle fois et écoute attentivement.
Les pleurs ont recommencé, plus faibles cette fois...
Je reviens sur mes pas, lentement, cherchant d'où pourrait provenir ces sanglots.
Mes yeux s'arrêtent sur deux poubelles, certains d'avoir vu quelque chose bouger.
Je m'avance un peu, essayant d'ignorer l'angoisse qui me noue les entraille, et l'aperçois enfin...
Une fillette de six ans à peine, le visage crasseux et humide, des cheveux longs, sales et de couleur blond, une robe usée par le temps, m'observe de ses grands yeux bleus noyés par les larmes avec terreur, blottit entre les deux poubelles.
Je reste un instant sans voix, contemplant l'enfant qui a du mal à respirer.
Reprenant possession de mes jambes, je m'avance doucement vers elle, et m'arrête lorsque je vois de nouvelles larmes ruisselant sur son visage enfantin.
D'une voix douce, j'essaye de la rassurer :
- Non non, n'aie pas peur... je... je ne vais pas te faire de mal...
Sans m'en rendre compte, je lui tends la main.
La perplexité se mélant à la terreur ainsi qu'à une lueur de tristesse que je ne comprends pas se lisant dans son regard d'océan, elle me fixe intensement, puis pose les yeux sur ma main qui lui est offerte.
Après un long instant, elle avance sa petite main tremblante comme une feuille, et la pose délicatement dans la mienne, ses doigts se refermant autour de mon index et de mon majeur.
Elle est glaciale.
Je m'accroupis, et m'aperçois que sa robe est déchirée.
Oh non... Je frissonne en imaginant le froid s'engouffrer dans ses vêtements et glacer sa peau.
Je relève la tête vers elle et remarque qu'une lueur d'espoir est apparue dans le bleu de ses iris.
D'une voix faible et chevrotante, elle me souffle :
- Est-ce que tu es... un ange...?
Surpris, je reste un instant la bouche ouverte, cherchant ce qui pouvait bien lui faire croire ça.
- Je... euh...
Non Tom... Ne dit pas ça, tu risques de la blesser...
- Oui... peut-être...
Un pâle sourire se dessine sur son visage.
Elle laisse s'échapper un soupir, apparement soulagée de ma réponse.
Elle ferme les yeux, l'air extenué...
Mais pourquoi... Dans mon esprit fleurissent d'innombrables questions : pourquoi un enfant de cet âge...? Suis-je donc le seul à m'inquiéter du sort d'une si jeune fille ? Le monde est-il aussi cruel, comme on le dit si souvent ?
Sûrement, oui...
Je l'observe attentivement, sa main toujours nichée au creux de la mienne.
- Tu as un prénom ?
A ma grande surprise, ces paroles sortent de ma bouche bien plus froidement que je ne l'aurais voulu.
Elle a dû le sentir, car elle me répond avec une pointe de frayeur dans la voix.
- Je... je ne sais pas...
Je fronce les sourcils, surpris.
Elle ne sait pas si elle a un prénom ? Mais... en a-t-elle seulement un ?
Une idée vient naître dans mon esprit.
Doucement, je pose ma main qui ne tient pas la sienne sur sa nuque et avance lentement sa tête vers moi. Elle se laisse faire, un pli d'incompréhension barrant son front.
C'est bien ce que je pensais...
L'arrière de sa tête est violacé et par endroit la peau est déchirée. Ses cheveux sont collés à cause du sang séché qui a coulé jusqu'au bas de son dos. La blessure n'est pas récente mais semble grave.
- Et toi, tu as un prénom ?
Elle se recule pour me dévisager de nouveau avec cette même lueur d'espoir.
Je souris devant l'innocence de son visage et lui réponds :
- Oui, je m'appelle Tom...
A son tour, un faible sourire vient se dessiner sur son visage...
- Tu n'as pas mal ?
Etonnée, elle me dit logiquement :
- Pourquoi j'aurai mal ?
Je ne répondit rien...
Qu'est-ce que je dois faire...? Appeler l'hôpitale, pour qu'elle se fasse soigner ? Prévenir Bill, Gustav et Georg ?
Mais il se peut qu'on la mette dans un orphelinat... et alors ? Au moins, elle serait au chaud, aurait à manger jusqu'a ce qu'on lui trouve une famille...
Mais là, ce n'est pas pareil...
Elle est gravement bléssée, ne se souvient plus de rien, et a sûrement été traumatisée...
La petite fille ferma les yeux et posa sa tête contre l'une des poubelles en grelottant.
- Est-ce qu'il fait chaud en haut...?
En haut ? En haut de quoi ? De quoi parle-t-elle...?
Ah oui c'est vrai... je suis un ange...
Rien que d'y penser, une drôle de sensation s'empare de moi...
Un ange...
On ne me l'avait jamais dit...
- Oui, ne t'inquiète pas...
Un long soupir s'échappe de ses lèvres...
Tel un réflèxe, je m'approche d'elle, l'encercle de mes bras et la pose contre moi...
En guise de merci, elle sert plus fort ma main qu'elle n'a pas lâché...
Elle est affreusement maigre... elle n'a pas dû manger depuis plusieurs jours...
- Tu sens bon...
Elle inspire a fond tout en fermant les yeux...
Un long moment se passe, durant lequel je lui murmure les paroles d'une berceuse qui semble la rassurée...
Soudain, elle se redresse, attrape une de mes dreadlocks et m'interroge du regard.
- Qu'est ce que c'est ?
Je ris à sa question...
Une question que presque tous les enfants de son âge m'ont posé.
Ma reaction la fait sourire.
Je lui répond :
- Ce sont mes cheveux ! Quand j'étais petit, je me suis fait des dreadlocks, c'est une sorte de coiffure...!
- Ah...
Elle vacille légèrement, et se pose brutalement contre moi, secoués de tremblements.
Inquiet, je me redresse et la secoue légèrement.
- Hey ! Qu'est-ce qu'il t'arrive !? Ca va ?
Non Tom ! Tu vois bien que ça ne va pas !!! Elle est blanche comme un caché d'aspirine et toi tu demandes si ça va !! Bon, il faut que je me calme, que je réfléchisse...
Qu'est-ce que je dois faire ?
- Tom...
La panique ayant reprit possesion de mon esprit, je ne l'avais pas entendue m'appeler...
Elle ferme les yeux, et dans un souffle, me demande :
- Tu... tu restes avec moi...?
Mais... pourquoi croit-elle que je vais la laisser... seule... dans le froid... et, même si j'ai du mal à l'accepter... mourrante...
Des larmes brulantes viennent glisser sur son visage d'enfant...
Un enfant... ce n'est qu'un enfant... un enfant à qui l'on n'a rien demander, et qui se retrouve là, dans mes bras, pleurant le reste de sa souffrance, pleurant sa petite vie de six ans, qui la quitte sans aucune explication, pleurant le peu d'amour qu'on lui a donné, pleurant toutes ses larmes, jusqu'a s'assécher... pleurant...
Un enfant oublié...
Enfant... ce mot résonne dans ma tête, se répercutant contre les parois de mon crâne pour revenir plus nombreux, en echos...
Un enfant...
Ses doigts s'agrippent à mon t-shirt en un mouvement brusque...
- Tom...
Sa voix, plus faible que jamais, était à peine inaudible...
Je repris soudain sur moi, évacuant tout le désespoir qui s'était installé dans mon coeur...
- NON ! Non, attends... ne... ne pars pas ! Je vais chercher de l'aide... reste avec moi ! Je suis avec toi ! Je ne suis pas parti...! Ne pars pas ! Reste avec moi ! Reste avec moi...
J'allais me levé, mais ses doigts resserèrent mon t-shirt pour m'obliger à rester assis...
Sa poitrine se lève et se baisse précipitament, et un sifflement se fait entendre lorsqu'elle respire...
- Tom...
Un filet de sang coule de sa narine, lentement, doucement, comme pour me narguer, et va se loger au coin de sa bouche...
D'un geste doux, j'essuie du pouce cette fines trace rouge, et regarde ses yeux bleus...
Ses yeux... si doux et rieurs à la fois, mais qui semblent avoir vu des horreurs, des monstruausités que je ne préfére pas imaginer...
Malgré le mal-être qu'elle subit, la petite fille me sourit...
Un sourire que je n'avais jamais vu, et que je ne reverrais plus jamais...
Un sourire plein d'espoir, de remerciement, sans aucun reflet de souffrance, de peur, de peine...
Un sourire d'ange...
Puis, lentement, ses yeux se ferment...
Lentement, les coins de sa bouche s'affaissent, faisant disparaître les fossettes rieuses...
Et lentement, le coeur que je sens battre dans sa poitrine ralentit, devenant de plus en plus imperceptible...
Les larmes montent en moi, et dévalent sur mes joues, s'écrasant sur les pomettes et les paupières closent de la petite fille...
Dans un dernier murmure, un dernier soupire, la petite fille aux cheveux blonds et aux yeux bleu me souffle "Merci"...
Un merci qui vaut plus que de l'or pour moi...
Un merci que je n'oublierais jamais...
Le merci d'un enfant de l'oublie...
Elle est partie...
Partit rejoindre les anges qui me ressemblent...
Partit là-haut pour se réchauffer...
Partit... me laissant là, seul, dans le froid et la souffrance, dans un monde cruel et sans amour...
Un monde qui n'a même pas était capable de sauver une petite fille...
La petite fille dans les bras, je pleure...
Elle est devenue froide, plus froide qu'elle ne l'était quand je l'est trouvée, sans couleur...
Même ses cheveux n'ont plus le même éclat blond qu'il y a cinq minutes...
Je pleure une petite fille que je connais à peine, une petite fille qui ne savait pas elle-même qui elle était, une petite fille blond aux yeux bleus... une petite fille...
Un enfant de l'oublie...
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Hello tout le monde !
Aaaah... il est enfin arrivé ! Depuis le temps...!
J'vais vous avouer quelque chose, celui-là, je l'écris depuis cette été ! xD
Bon aller ! Bizouuu a toutes !
Et merci de lire ! <3
Sacha
Aaaah... il est enfin arrivé ! Depuis le temps...!
J'vais vous avouer quelque chose, celui-là, je l'écris depuis cette été ! xD
Bon aller ! Bizouuu a toutes !
Et merci de lire ! <3
Sacha
[ Les autres One-shot risquent de prendre autant de temps que celui-là...! Dsl !!
J'ai les idées (j'en ai même plusieurs !=D), mais il faudra attendre que je les écrivent...! Et ça risque d'être long...! =S
Encore dsl !!]
Notez-moi ici siouplait !^^
Mârcii !
Mârcii !