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.Sans toi, je ne suis rien...
Allongé sur le toit, il avait l'impression que le visage de Lisa se reflétait dans la pâleur de la lune. Il désirait la rejoindre, malgré le fait qu'il lui en voulait de l'avoir abandonné. Son doux visage, ses yeux gris, sa belle chevelure dorée, et son rire hantaient ses nuits. Maintenant il était seul. Seul ? Elle était partie retrouver les anges, et il souhaitait suivre sa route. Il avait quitté la chambre qu'il occupait dans son appartement à Hambourg quelques minutes plus tôt, personne ne l'avait remarqué parmi ses colocataires. Il voulu pendant quelques seconde sauter du toit, où il était maintenant couché, mais cette idée l'abandonna vite, s'il voulait mourir, autant périr le plus près d'elle. Il se redressa et sortit un couteau de sa poche, posa le dos de la froide lame sur son poignet droit, un frisson lui parcourut le bras. Il commença par se faire une légère coupure, quelques picotements se firent ressentir dans les secondes d'après, puis s'entailla plus profondément deux autres fois sur ce même poignet. Il changea l'arme de main, il avait mal, il souffrait mais peu importe, ses sourires vivaient pour elle, ses larmes coulaient pour elle, sa douleur et sa souffrance aussi, ainsi que son sang. Il coupa trois fois son poignet gauche, les entailles étaient plus profondes les unes que les autres, le sang coulait a gros bouillons. Ses oreilles sifflaient, sa vue était brouillée, il se coucha et attendit.
Tom se retournait dans son lit depuis une heure, il n'était pas fatigué. Il décida enfin de se lever et s'en alla dans la cuisine. Il savait que Bill n'allait pas bien du tout depuis la mort de Lisa, mais en ce moment c'était pire, arrivé devant la table Tom ressentit une douleur atroce qui lui foudroya la poitrine, ce fut si fort qu'il du se retenir de ne pas tomber, et s'empoigna le T-shirt face au c½ur. Maintenant, il ne sentait plus Bill ou que très peu, il lui manqué une partie de lui, il monta sur le toit sans en connaître la raison, il avait juste un pressentiment ... un mauvais pressentiment . Là-haut le spectacle s'offrant à lui, lui arracha un cri d'effroi et de douleur. Son frère jumeau gisait là sur le sol dans une marre de son propre sang. Il se précipita vers lui, s'agenouilla à ses côtés puis le pris par les épaules et le secoua espérant de tout c½ur que Bill se réveille, il le voyait respirer mais il voulait le voir parler ou ouvrir les yeux, lui montrer un signe de vie. Rien ne marchait, il déchira la nuit froide d'un cri de désespoir, et réveilla Georg et Gustav par la même occasion. Il attrapa son téléphone portable et tapa le numéro des pompiers, il pleurait sans pouvoir se stopper. Les pompiers arrivaient, Tom pris Bill dans ses bras et dévala toutes les marches de l'immeuble de 8 étages en même pas deux minutes.
Gustav et Georg étaient sortis simultanément de leur chambres. Ils étaient partis voir dans la chambre de Tom alertés par son cri qu'ils reconnurent parfaitement puis dans celle de Bill, évidemment elles étaient vides. Ils craignaient le pire et avaient raison. Les musiciens décidèrent du regard de descendre, même si tout les deux étaient en caleçon. Ils descendirent les escaliers le plus rapidement possible. Dès que les portes de l'immeuble s'ouvrirent, ils virent Tom assis sur une vasque de fleur, tenant Bill inerte dans ses bras. Ses poignets saignaient toujours et Tom sanglotait en les regardant. Georg courut vers les jumeaux, les larmes au yeux, tandis que Gustav était resté paralysé devant cette scène :
« - Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Tom répond moi, je t'en supplie !!Le bassiste cachait mal sa peur et hurla presque ces mots.
-Je ... c'est Bill ... ... il s'est ouvert les veines ... Oh Bill ... Bill. Le jeune blond sous le choc avait du mal à former une phrase. »
Il avait les yeux maintenant rivés sur le visage de son frère, il attendait toujours vainement une réponse, des sirènes se firent entendre. Un camion rouge se montra, des pompiers en sortirent avec un brancard, ils embarquèrent le brun, mais alors que le dreadeux voulut monter un pompiers lui barra la route.
« - Désolé jeune homme vous ne pouvez pas venir, habillez-vous correctement et rejoignez nous à l'hôpital le plus proche.
-NON, je veux monter avec Bill, dit-il à cet homme JE VEUX MONTER AVEC MON FRERE, il hurla ces derniers mots . »
Les portes du camion s'étaient fermées, Tom était tombé à genoux, la pluie commençait à tomber, il releva la tête vers le véhicule qui partait et murmura un « S'il vous plait » à peine audible.
Gustav avait enfin réagit et était partit voir Tom, il s'était agenouillé devant lui et l'avait serré dans ses bras :
« - Il va s'en sortir, je te le promet
- Gustav il m'a abandonné, pourquoi il a fait ça ? Moi ... moi ... j'étais là.
- Il ...il l'a pas vu ...
- IL M'A OUBLIE
- Mais non Tom dit pas ça, je suis sur que au fond de lui, il avait une pensée pour toi, et puis IL EST PAS MORT.
- Arête de mentir pour me faire plaisir
- Tom reprends-toi on monte s'habiller, et on part à l'hosto, tu peux pas le laisser ... on peut pas le laisser, alors debout
- oui » Tom s'exécuta sans rien dire, Gustav n'avait jamais été autoritaire, ils étaient tous inquiets. Et coururent jusqu'à leur chambres respectives. Tom mis un T-Shit noir XXL, avec un bandeau accompagné d'une casquette noir, et un jean. Gustav et Georg étaient habillés d'un jean et d'un T-Shirt noir, avec une casquette bleue marine pour le batteur, et une grise pour le bassiste. Tom pris également soin de prendre un sac d'affaire pour son frère. Georg pris une voiture au garage sans appeler de chauffeur. Il conduisait plus rapidement que nécessaire mais quand même assez raisonnablement, le voyage se passa dans un silence tendu, aucun d'entre eux n'avaient envie de parler, ils avaient les mêmes sentiments figés sur leur visages : la peur ... l'inquiétude ... la culpabilité.
Arrivé à l'hôpital, Tom descendit le premier de l'automobile, et courut jusqu'à l'entrée attendant que ses compagnons descendent. Il avait refoulé ses larmes et s'était dirigé vers l'accueil :
« - la chambre de Bill Kaulitz, s'il vous plait ? demanda-t-il totalement affolé
-Il est en réanimation, veuillez attendre dans le couloir du troisième étage ! dit-elle froidement
-Pourquoi il est en réanimation ? IL A QUOI ? Il hurla sa dernière question sans faire attention au monde qu'il y avait autour. Georg et Gustav qui étaient arrivés au moment où il avait crié s'étaient dirigés en courant vers lui, Georg avait essayé de le faire le regarder, mais il s'était écroulé mollement au sol. La dame de la réception dans un éclair de lucidité et sûrement de pitié demanda à Gustav :
« - Il est de la famille de ce Bill Kaulitz ?
-Oui, c'est même son jumeau !
-Oh, je suis désolé, c'est dans le couloir du troisième étage, des médecins vous informeront quand il y aura du changement, il est réanimation. Gustav décrocha de la conversation, et porta son regard sur Tom, il comprenait mieux sa réaction. Georg l'avait relevé, et il se dirigèrent vers l'ascenseur. Ils attendirent trois heures dans le couloir, tout les trois pleuraient silencieusement. Ils ne savaient plus où ils en étaient, ils avaient extrêmement peur pour Bill. Malgré qu'il respirait encore, il avait perdu beaucoup de sang. Ils étaient tout les trois coupables à leur yeux, ils n'avaient rien su faire, ils n'avaient pas pu l'en empêcher. Depuis la mort de Lisa sa petite copine Bill ne sortait plus de sa chambre, il n'allait pas bien, il l'avait aimée profondément, et l'aimait encore, elle lui manquait tellement qu'il venait de tenter de se suicider pour la rejoindre, il se sentait si injustement seul. Tom avait l'impression que Bill l'avait oublié, mais s'en voulait également de ne pas être venu le voir, de ne pas l'avoir consoler. Gustav, Georg et lui avaient jugé bon de le laisser seul, mais c'était tout le contraire.
Enfin, un médecin sortit, les jeunes hommes ravalèrent leurs larmes pour faire bonne figure, et ne pas se montrer aussi désespérés qu'ils l'étaient. L'homme en blanc s'avança vers eux, et accosta Tom en premier.
« -Monsieur Tom Kaulitz ?Le médecin avait un air grave, qui n'échappait aucunement aux adolescents impatients.
-Oui, c'est moi, je ... comment va-t-il ??la voix de Tom tremblait dangereusement.
-Nous sommes désolé on a fait tout ce qu'on a pu, mais après son arrêt cardiaque dans le camion il , sa voix était neutre ça dégoûtait les jeunes hommes autour, mais pas autant que les paroles qu'il était en train de leur infliger. Georg fut le premier a réagir et coupa le docteur.
-IL EST MORT ? Georg cria ces mots, les larmes avaient repris possession des trois musiciens.
-C'est à dire que ...
-Oui ou non, merde, arrêtez de nous faire attendre comme ça ... il a quoi ?Gustav essayait tant bien que mal de ne pas être vulgaire, et de ne pas s'emporter comme l'avait fait le bassiste
- Je vous en supplie dite-nous qu'il va bien. Le guitariste avait murmuré cette phrase et tout le monde l'avait entendu, l'émotion étreint même le docteur qui pris un voix plus douce et rassurante, il n'avait vu que très peu souvent des personnes tant aimer leur amis, ou frère ...
-Il est dans le coma car il a fait un arrêt cardiaque pendant le trajet, quand vous irez dans sa chambre vous pourrez lui parler il entend. Mais bien sûr il ne pourra pas vous répondre, le fait que vous parliez peut l'aider a revenir parmi nous. Sachez quand même qu'il peut rester quand cette état quelques jours quelques semaines, voir plusieurs mois ou année, mais surtout ne désespérez pas. Mais avant il faut qu'on parle tout les quatre.
-Je ... merci de tout nous avoir dit, mais de quoi voulez-vous qu'on parle. Gustav venait de reprendre la parole, il était la raison du groupe sans lui cette instant aurait fini d'une façon beaucoup plus tendue.
-Je voudrais savoir pourquoi il a tenté de se suicider ? Avec des amis comme vous à ses côtés je ne comprends pas.
Gustav et Georg s'étaient regardés ils jugeaient que c'était à Tom de lui expliquer et il l'avait bien compris, il sécha les perles salées qui coulaient sur ses joues et pris la parole la voix peu assurée. Il fixait le médecin.
-Lisa la petite amie de Bill est morte depuis même pas deux semaines dans un accident de voiture. Mon frère l'aimait beaucoup et à sa mort, il s'est enfermé dans sa chambre, il ne sortait à peine que pour les repas. En fait il a commencé une dépression, mais nous on a pensé que s'était mieux de le laisser tout seul. Mais je pense qu'il a voulu la rejoindre car elle lui manquait trop. »
Tom commençait à sangloter tandis que Gustav et Georg pleuraient en silence. Le médecin pris alors Tom dans ses bras, et le guitariste serrait fort le docteur qui n'avait jamais eu un tel geste de tendresse pour la famille d'un de ses patients. Mais la détresse de ces jeunes hommes l'avait profondément touchée. Bientôt Gustav et Georg se joignirent au câlin après un petit geste de tête du médecin. Quelques minutes plus tard Tom releva la tête et chuchota un « merci » s'adressant au médecin, ils se séparèrent. L'homme de science repris la parole :
« - Tu es le frère de Bill, non ? j'ai l'impression que tu es plus ...
- Je suis son jumeau
- Ah, d'accord je comprend mieux. Vous pouvez entrez mais il est tard vous ne retournerez que demain chez vous.A l'heure que vous voudrez, après il faudra se plier aux horaires de visites, c'est à dire de neuf heures le matin à sept heures le soir. OK ??
- OK.
- Au fait, je suis le Docteur Maxime Stakslawiski, appelez moi Max
- Moi c'est Georg
- et moi Gustav»
Les trois garçons entrèrent dans la chambre. Le teint pâle de Bill faisait presque peur, ses poignés étaient bandés, il était couché sur un lit blanc, quatre fauteuils rouges étaient installés autour du lit du chanteur. Ce qui donnait un peu de couleur à la pièce, Tom posa le sac qu'il avait gardé dans les mains à coté de la table de nuit de son petit frère. « petit frère ... petit frère ». Ces mots raisonnaient dans la tête de Gustav, Georg ainsi que Tom, Bill était son petit frère à raison de 10 minutes, ils auraient du le protéger. Les trois jeunes hommes avaient bougés les sièges Tom pris la main de son frère dans la sienne, sa fraîcheur lui arracha un frisson. Gustav et Georg s'étaient mis face au guitariste. Les yeux remplis de larmes, du bassiste et du batteur se fermèrent, et leurs corps se déposèrent sur le lit du malade. Tom se pencha vers le visage de son « petit frère » , puis lui déposa un baiser sur le front avant de le dégager de quelques mèches vagabondes. Alors le guitariste susurra à l'oreille de son jumeau, la voix tremblante, et les yeux fermés :
« Désolé de ne pas t'avoir consolé, de ne pas être venu mais ne m'abandonne pas, si tu meurs, je meurs... »
Le dreadeux mis délicatement sa tête sur le torse de son frère et s'endormit avec les battements du c½ur du chanteur entre deux mondes.
Bill était dans un endroit blanc, tout blanc. Aucun vent ne lui caressait le visage, aucune chaleur le faisait transpirer, aucunes sensations, aucunes personnes qu'il connaissait, pas de Lisa. Les sentiments étaient les seuls choses qui lui restaient dans ce monde immaculé où les souvenirs de sa dernière soirée n'étaient pas encore arrivés. Il était debout scrutant l'étendu de la couleur des anges autour de lui, ses cheveux étaient lisses, son visage sans maquillage, il n'était vêtu que d'une blouse blanche, tout ses artifices lui avaient été retirés... Peu à peu quelques images de son passé ressurgirent, il se voyait se couper les veines une première fois, puis une deuxième et une troisième fois qui apparaissait en boucle comme un film abîmé. Soudain il voyait Tom pleurant à genoux sur la route criant, implorant de venir avec son frère, et murmurant un « S'il vous plaît » que personne qui faisait parti de la scène n'avait entendu. Alors il observa le dialogue de Gustav et son frère, il en fut plus qu'ému, il venait de comprendre ce qu'il avait fait, et ne se doutait pas des réactions que ça pouvait engendrer. Il ne se doutait pas que ses proches l'aimaient autant, il se croyait seul et se rendait compte qu'il avait tort. Il aurait voulu crier à son frère, qu'il était toujours là, qu'il ne l'avait pas oublié, qu'il arriverait bientôt. Mais il ne le pus pas, à quoi bon mentir, il pensait qu'il était mort. La vie la haut serait meilleur pour lui, même si il ne retrouvait pas Lisa aujourd'hui, ce serait très bientôt, il le sentait : il en était sûr. Après tout c'était pour ça qu'il s'était suicidé, quand Bill Kaulitz faisait quelque chose il allait jusqu'au bout, maintenant, il ne pouvait plus reculer. Alors une nouvelle image lui apparu, Tom, son frère, sa moitié, penché sur son corps couché sur un lit d'hôpital, lui chuchotant qu'il était désolé, qu'il ne fallait pas qu'il le laisse, que si il mourrait son jumeau mourrait également. Bill joua la carte de l'insensibilité, faisant semblant de ne pas être affecté par les mots d'une des personnes qui comptait le plus dans sa vie, ou plutôt d'une des personnes qui constituait sa vie. En réalité Bill avait était touché au c½ur, « qu'ais-je fais ?» se demandait-il, cette pensée fut vite remplacée par la voix de Lisa. Oui, la voix de Lisa venait de retentirent dans cette antre blanche.
« Bill »
Pris de panique le brun se retourna puis fit un tour sur lui même, alors une petite blonde au yeux gris lui apparut ... Lisa.
Il courut jusqu'à elle pour l'enlacer, mais il la traversa, elle était transparente ... Le chanteur se mis face à elle, sonné, et lui dit d'une voix solennelle :
« -Je t'aime
- Moi aussi, je t'aime Bill, mais t'as pas le droit d'être ici, son ton se voulait grave
- Je suis où ici ? Au paradis ??
- Non, Bill, ici, tu es entre le monde des morts et celui des vivants.
- Mais ... pourquoi ?
- Parce que t'es dans le coma et que ta place est en bas avec tes amis, ta famille ... ton frère.
- Mon frère peut très bien s'en sortir tout seul, il n'a pas besoin de moi. Je n'ai pas besoin de lui. Il s'était sentit obligé de rajouter sa dernière phrase, peut-être pour s'en convaincre.
- C'est ce que tu crois ...
- J'en suis sûr. Pourquoi je peux pas te toucher ? Il changea savamment de sujet.
- Car je suis pas de ton monde, toi, tu appartiens encore aux vivants, moi, je suis bel et bien morte, tu peux encore être en bas avec les tiens. Il faut que tu vives sans moi Bill.
- Je veux être avec toi, je peux pas affronté la vie sans toi.
- Serais-tu lâche Bill Kaulitz ?
- Je t'interdis de dire ça.
- Je m'en vais, t'auras qu'à m'appeler quand tu seras prêts ... quand tu auras compris.
- Mais... » C'était trop tard, elle s'était déjà envolée.
Et un espèce d'écran dévoila ce qu'il se passait en bas dans la chambre, près de ses amis. Qui dormait à ses côtés. Il se sentait coupable, tant de souffrance que pour lui. Qui l'eu cru ? Il se disait que ça allait être dur pour eux, et aussi pour lui, quand il sera mort. Car là, il ne l'était pas totalement. Il ne voulait dans pas redescendre.
Le lendemain matin Tom se réveilla seul, il aurait voulu croire que ce qui c'était passé la veille ne soit qu'un cauchemar. Qu'un mauvais rêve qui n'aurait eu aucun sens dans la réalité. Gustav et Georg étaient sûrement partis boire un café. Il ne se trompait pas, Gustav arriva dans la chambre 3 café en main. Tom se redressa, et se força à sourire à ses amis, qui en avait eux aussi fait l'effort. Ils se rassirent à leurs places, Gustav tendit la boisson à Tom qui l'attrapa par dessus Bill. Ils burent chacun leurs cafés. Tom se proposa pour les mettre à la poubelle dans le couloir. Il n'arrivait plus à rester avec son frère, c'était dur ... trop dur, lui qui était si joyeux, si rieur, lui qui aimait tant vivre ... Lui qui l'avait abandonné. Tom pris sur lui, et retourna dans la chambre, Il aurait bien voulu suivre les pas de Bill, le rejoindre , mais il ne pouvait pas, Gustav et Georg étaient là et comptaient encore sur lui, que ferait-il sans eux ? Comment Tokio Hotel allait-il finir ? Si Bill mourrait comme le croyait Tom : il n'y aurait plus de Tokio Hotel. Mais ce n'était pas du tout le moment d'y penser. Il était 12h. Aucun d'entre eux n'avaient faim. Personne n'avait envie de partir et de quitter Bill, malgré ça, dans 7 heures, il faudra le laisser, 7 heures qu'il passera endormi. Gustav et Georg savaient que s'ils laissaient Tom seul avec Bill, il pourrait arrivait un autre malheur. Les jumeaux Kaulitz s'était « Jamais l'un sans l'autre ». Souvenez-vous quand Bill s'était fait piquer par une guêpe, Tom l'avait ressentit. Alors si Bill nous abandonnait pour le pays des anges, que ferez Tom à votre avis ? Les musiciens, ne voulaient pas parler mais se souvenant que ça pouvait aider Bill, Georg brisa la glace. Il annonça sur le ton de l'humour :
« - Tu sais Bill, si tu nous laisses tomber, je récolterais toute les plus belles filles d'Allemagne.
- Pff . T'inquiète pas pour ça, ça sera moi, c'est bien connu JE SUIS LE BATTEUR LE PLUS SEXY DE LA PLANETE. Gustav parlait aussi même si c'était pour dire des choses aussi stupides, peu importe. »
Ils se turent quelques instant, espérant tous en silence que Bill se réveille après ses deux répliques. L'amitié rend naïf, au moins autant que l'amour rend aveugle ... Tom ne réussit qu'à dire quelques mots très touchant à son frère :
« - Et, t'as pas le droit de nous faire ça ... »
Il se demandait combien de temps il allait tenir, sans lui. Les jumeaux n'avaient pratiquement jamais été séparés. Et même si ils étaient proches de corps, ils étaient quand même éloignés d'esprits : dans deux mondes différents. Tom alla aux toilettes, Gustav s'inquiétant de ce qu'il était capable de faire partit l'attendre. Pendant ce temps là Georg était seul, il fixait Bill :
« Tu sais, si tu reviens pas vite, Tom va faire une connerie, je sais même pas comment nous on tiens sans toi, ça nous enlève quelque chose quand t'es pas là. Nous étions ... sommes comme des frères, mais nous n'avons aucunes parentés. Imagine comment ton jumeaux doit supporter ça. Ne soit pas égoïste, ne le laisse pas, ne nous lâche pas. J'ai peur pour Tom ... Bill, il survivra pas longtemps comme ça ... peut-être même que demain il t'aura rejoint, mais je préfère plutôt espérer que demain ça sera toi qui sera de nouveau parmi nous. J'ai l'impression que ça fait des siècles que t'es dans le coma, alors que c'est que depuis hier. C'est comme pendant les deux dernières semaines où tu nous as manqué alors que t'étais à côté, t'imagine pas comment tes attitudes de bout en train et ton humour sont attachants.
Et moi là je pense que j'ai l'air con à parler à quelqu'un qui ne répondra pas et qui peut-être n'entend même pas. »
Une unique perle salée coula le long de la joue de Georg. Une main venait se poser sur son épaule. Il se tourna lentement la tête pour apercevoir Tom dont les joues étaient mouillées de larmes et Gustav les yeux embués. Le jeune bassiste se leva, et pris ses deux « frères » dans ses bras. Etant fils unique, ils étaient, avec ses parents, sa seule famille. La perte d'un frère serai pour lui autant que pour n'importe qui une tragédie. Ce geste d'affection était grave, jamais ils n'avaient été aussi soudés, et il a fallu qu'un tel évènement arrive, pour qu'ils soient si proches. Tom murmura à l'oreille de Georg :
« T'as raison, je tiendrais pas longtemps »
Il était alors 17 heures. Les garçons se séparèrent et se rassirent.
Les deux heures, passèrent lentement, tous espérant un geste de la part de Bill, tous étant déçu. Les garçons se levèrent en silence. Georg passa la porte, suivit de Gustav et Tom, qui jeta un dernier regard à son frère. Ils baissèrent la tête dans le couloir, aucun d'entre eux n'était beau à voir. Ils avaient les yeux explosés, cernés, le teint pâle. Il descendirent par l'ascenseur, ne se doutant pas de ce qui leur attendaient en bas. Devant les vitres de l'hôpital ; à côté de l'accueil, des dizaines de photographe et journaliste les attendaient. Dès qu'ils furent arrivaient dans le couloir principal, les musiciens commençaient déjà à se faire fusiller de flash. Sans garde du corps ça aller être dur de passer. La colère emplie les jeunes hommes qui sortirent tant bien que mal de ce bâtiment, traversèrent l'armée de parasites, et coururent jusqu'à la voiture. Georg voulu démarrer mais les paparazzis l'en empêcher en encerclant a voiture. Il descendit une fenêtre et leur demanda en criant, avec la voix la moins rassurante et la plus assurée qu'il avait :
« DEGAGEZ »
Rien, cette action n'avait rien changée, Tom ouvrit le toit ouvrant et passa sa tête par dessus.
« Laissez nous tranquille ! Arrêtez de nous voir simplement comme des produits. On a des sentiments aussi, et on aimerez avoir un minimum de respect, alors foutez le camp. Et que je ne vous revois plus jamais autour de ce bâtiment. Vous avez compris ? PLUS JAMAIS »
Les mots que Tom venait d'employer étaient a la fois touchant et menaçant ; Lorsqu'il les avait crier, il pleurait. Mais cette fois ci pas seulement des larmes de désespoir et de tristesse, également des larmes de colère et rage.
Tom ferma le toit ouvrant, se rassis dans la voiture et s'attacha. Les adolescents partirent en direction de leur appartement dans le calme. Gustav alluma l'autoradio, mais l'éteignit immédiatement à la demande de Tom. Le CD se trouvant dedans était un de Nena, Bill l'avait acheté en compagnie de Tom des années plus tôt. Rien de mieux pour remuer le couteau dans la plaie. Lorsqu'ils arrivèrent, leurs c½urs furent comme transpercés, il restait une tache de sang par terre, les amis essayèrent de ne pas regarder et montèrent. Ils entrèrent et grignotèrent une pizza réchauffée, plus pour manger, que parce qu'ils avaient faim. Puis se couchèrent, la réalité hanta cette nuit. L'image de Bill inconscient, en bas de l'immeuble puis à l'hôpital ne les quittait plus. Au bout de quelque heure de réflexion Tom s'endormit, et même dans le sommeil la culpabilité ne le lâchait pas. Durant cette nuit, il fit le rêve, ou plutôt cauchemar, le plus déroutant, le plus douloureux de sa vie.
« Il était 6h Tom se leva, et partit préparer le petit déjeuner. Le bassiste et le batteur pénétrèrent dans la cuisine en même temps. Ils lui adressèrent des regards chargés de haine et de colère. Tom baissa la tête les yeux embués de larmes. Georg lui cracha à la figure :
-Tout est de ta faute
Le pauvre Tom sentit les morceaux de son c½ur déjà brisé, se rompre à nouveau. Il ne trouvait rien à répondre, il le savait que c'était de sa faute, il n'avait pas été à l'écoute. Et pour bien enfoncer le couteau dans la plaie, Gustav rajouta, ironiquement :
-Mais non, voyons c'est pas de sa faute, c'est jamais de sa faute. D'ailleurs c'est moi, son frère jumeau, et j'aurais du aller lui parler .. oh , je m'en veux tellement...
Les mots employés par ses deux meilleurs amis étaient méchant ... désobligeant ... il était blessé ... il avait mal. Il avait tout perdu, la joie de vivre, le sourire, ses amis, son jumeau. Tout. Ils déjeunèrent dans un silence glacial et stressant, les dreadlocks sur le visage du guitariste, cachaient les larmes qui dévalaient ses joues. Il partit se doucher et s'habiller. Il fut très rapidement prêt. En lorsqu'il passa la porte, Gustav lui cria :
-On se prépare et on arrive.
-Je ... Ok
Il descendit les escaliers sans se presser, il avait de l'avance. Un chauffeur l'attendait déjà devant la porte de l'immeuble, il entra, et n'eut même pas besoin de dire l'endroit où il voulait se rendre que le chauffeur lui dit :
-L'hôpital, n'est-ce pas ?
-Je oui, comment savez-vous ? Répondit Tom déstabilisé.
-Mais fille adore votre musique, et la nouvelle circule déjà sur Internet et les journaux à scandale se vendent comme des petits pains, elle est bouleversée ,je suis vraiment désolé pour votre frère. Je suis sur qu'il va s'en sortir, il ne peut pas vous abandonner, vous lui portez trop d'amour, tellement de personne sont en train de prier pour lui en ce moment. Alors ne vous désespéré surtout pas. Dieux veillera sur votre frère et vous.
-Merci, ce fut le seul mot que le guitariste put prononcer.
Ce chauffeur avait su utiliser les bons mots, maintenant, il se sentait moins seul. Et il se surpris lui même à prier à voix murmurer, dans la voiture « Mon dieu aidez-nous, je vous en supplie ne nous séparez pas, je vous en supplie. ». Ils arrivèrent vite et Tom lui tendit une grosse liasse de billet. Il sortit de l'auto, et courut jusqu'à l'entrée. Il monta, les trois étages. Lorsqu'il atteint le couloir où se trouvait la chambre de son frère, il fut effrayé par un vacarme d'infirmier et médecin qui se trouvaient dans la chambre de Bill. Il courut. Et se mit devant la vitre. Il entendait un long « bip », un médecin deux espèce de plaque dans les mains, il les frotta, puis les plaça sur le torse de son frère qui se souleva. Ca lui faisait mal ... de voir son frère comme ça ... Le médecin déclara
-Encore un fois et après on arête.
Il recommença, mais le bruit de la machine était le même.
-On l'a perdu. Décès à 8h47
Les infirmiers rangèrent les ustensiles ; le médecin quitta la chambre ; Et aperçut Tom, c'était encore Max. Tom était resté paralysé, il était mort, Bill était mort, il ne réalisait pas. Le médecin, le regarda, le pris par les épaules et lui susurra :
-On a rien pu faire.
Tom réagit alors, et entra dans la chambre. Il pris Bill par les épaules et le secoua l'implorant de se réveiller. Il hurla une dernière fois Petit frère. Il s'effondra en larmes sur Bill. Le prenant dans ses bras. Il ne répondrait plus jamais.
-Mon Bill, mon petit frère, réveille toi, je t'en conjure... mon petit frère ...
Pendant une heure il serra dans ses bras le corps glacé de Bill.
Gustav et Georg débarquèrent. Ils virent Tom pleurer dans les bras du chanteur, et furent dégoûtés, Georg ne trouva qu'à lui dire.
-T'as vu ce que tu as fait, tout est de ta faute, tu l'as tué, t'as tué ton frère jumeau et maintenant t'es tout seul. T'as plus d'amis, plus de famille. Ca serait vraiment un miracle que tes parents veuillent encore de toi. »
Tom se redressa en sueur dans son lit, criant :
-Nooooon. Bill, Gustav, Georg, M'abandonnez pas.
Il se recroquevilla sur lui, en sanglotant. A la fois soulagé et effrayé d'être de retour dans la réalité. Et si ça arrivé ? Gustav et Georg, alertés par les cris accoururent voir Tom. Gustav le prit dans ses bras et lui demanda ce qu'il se passait. Tom leur raconta son rêve.
Georg le rassura :
-Tom on sera toujours avec vous, aussi bien toi que Bill ; Et même si Bill ne s'en sortait pas ce qui n'arrivera pas. Jamais, tu entends bien, JAMAIS. On te laissera tomber.
Peu à peu Tom se calma, apaisé par la présence de ses amis.
Ils se préparèrent en silence. Et descendirent l'immeuble par les escaliers. Là, un taxi qu'avait commander le batteur les attendait. Très rapidement, ils purent apercevoir l'hôpital. C'est alors que le cauchemar de Tom lui revint en tête. Il fut prit de tremblement incontrôlables, Georg le remarqua, et l'interrogea du regard. Gustav qui sentait que quelque chose n'allait pas, décrocha son regard de la vitre. Tom répondit enfin, à l'interrogation du bassiste.
-Imagine qu'il est mort ...
Gustav, redoutait que Tom se pose de telle question. Il le consola alors en juste en lui assurant qu'il n'était pas mort. Ensuite pour en rajouter une couche Georg lui fit remarquer.
-je suis sur que tu l'aurais sentit s'il y avait eu quelque chose.
Pour lui même Tom murmura « Je ne suis plus sûr de rien ...»
Enfin parvenus à l'hôpital, les garçons descendirent, puis Gustav paya la note. Le chemin fut, morose, Tom avait le c½ur serré. Il avait peur que son cauchemar se réalise. Mais dans la chambre, rien n'avait changé, Bill était toujours là, inconscient, froid, endormi. Tom était désespéré. Et si Bill ne se réveillait jamais ? Comment ferait-il lui ? Comment ferait-il pour vivre ?
Bill avait eu une rude journée et une rude nuit dans lesquels, il n'avait pas quitté une seul fois l'écran des yeux. Il souffrait, ça lui faisait extrêmement mal de voir à quel point on tenait à lui. Lors du rêve de Tom, une unique larme coula le long de sa joue. Comment pouvait-il l'abandonner comme ça ? Il se rendait compte qu'il avait « peut-être » commit une erreur. Mais trop orgueilleux. Il espérait encore, pouvoir monter ... Se rendait-il compte du mal que son absence provoquait ? Oui. Se voilait-il la face, pour encore croire, qu'on pourrait vivre sans lui ? Oui. Lisa apparut alors, encore une fois, elle se dirigea, vers Bill qui s'était agenouillé pour mieux voir l'écran. Elle s'assit à ses côtés et sans même un regard, elle lui annonça :
« -C'est bon, t'as compris, tu veux redescendre ?
-Non, non et re-non ! Lisa, je veux aller au paradis avec toi !
-Ne te rends tu pas compte du mal que tu leur fais
-Il s'en remettront
-Tu me dégoûtes !
-Pardon ?!
-T'as très bien entendu, alors maintenant, je reviendrais que quand tu seras prêts et que t'auras compris. Et sache, que t'as intérêt que ça soit avant que l'irréparable soit commis. »
Encore une chance de monter, qui me file entre les doigts pensait-il. Elle ne comprenait rien. Elle était encore partit. Mais qu'y avait-il a comprendre. Lui il avait tout compris. Il voulait, juste être avec Lisa.
Pendant ce temps, Tom avait reprit sa place de la veille. Gustav et Georg s'étaient endormis. Tom donnerait tout pour que Bill soit avec lui, et si ça n'arrivait pas bientôt ça serait lui qui irait le rejoindre. Il n'en pouvais plus de ce manque. Ils étaient plus proches que la plupart des autres jumeaux. (pas de twincest) Ils ne pouvaient pas vivre l'un sans l'autre, ils étaient fusionnels.Ca ne pouvait plus durer comme ça. Si Tom restait là il allait devenir fou. Il entreprit donc de monter sur le toit pour prendre l'air, et qui sait, de peut-être pas en redescendre, en tout cas, pas par là où il était monté. Il s'assit sur le sol, et se remémora tout ses bons souvenirs, qu'ils avaient vécus ensemble. La fois où quand ils avaient 7 ans, Tom voulait absolument avoir en sa possession une petite gourmette qui avait été offerte à son frère. Et gentiment Bill lui avait donnée, depuis il l'avait toujours au poignet. Aussi, pendant le divorce de leurs parents, à six ans. Ils l'avaient très mal vécus, surtout Tom, il ne voulait plus voir ses copains, il voulait juste que papa et maman, se remettent ensemble. A ce moment seul Bill avait pût le consoler. Ils se rappelait aussi les bons moment. Comme ce 15 Août 2005, le jour de la sortie de leur premier single. De leur première répèt', avec Gustav et Georg, de ce début d'amitié qui depuis n'a jamais cessé. Du succès, des fans. Tout, Tom se repassait dans la tête toute leur vie, tout les moments qu'ils avaient passé ensemble. A chaque souvenir les flots se déversant de ses yeux devenait de plus en plus forts. Il se leva, et s'assit sur le petit muret, dos au vide ...dos à la mort.
Bill se sentait de plus en plus mal. Il commençait tout juste à se dire, que tout ça ne servait rien. Que faire souffrir ses amis et son frère, alors que Lisa ne voulait pas de lui au ciel, était inutile. L'écran, s'était stoppé sur l'image de Gus, et Georg endormi. Tom qui était resté la-haut ne faisait pas partit de la scène que regardait le brun. Bill pensait qu'il ne ferait jamais rien, qu'il ne penserait jamais à se suicider... encore une erreur de sa part. Et si, il ne revenait pas, que ferait réellement Tom. C'est alors que Bill, essaya enfin de se mettre à la place de Tom. Il en arriva à la conclusion, qu'il n'aurait même pas tenu la première nuit sans son frère, il se rendit compte a quel point il tenait à la vie... Quel égoïste je suis, cogitait-il. L'image alors figée sur ses amis, laissa alors apparaître Tom assis sur le petit mur, la nuit commençait déjà a tomber. Dans un vent de panique, il cria le nom de sa désormais ex-petite amie. Elle arriva un sourire aux lèvres... il avait enfin comprit. Elle le dévisagea, quelques secondes et observa l'écran, lorsqu'elle vit Tom, elle réalisa, que sa pressait, alors elle en vint directement au fait.
« - As-tu compris pourquoi je ne veux pas que tu m'accompagnes ?
- Toujours affolé le brun répondit, Je ... j'ai encore une vie en bas, des gens m'aiment et si je redescend pas la personne qui compte le plus pour moi, va faire une énorme bêtise, j'ai été égoïste, mais je t'en supplie fait moi descendre.
- D'accord. »
Bill qui était debout, s'effondra, et ferma les yeux, une drôle de sensation l'empli, on aurait dit, qu'on le revigorait. Peu à peu, il retrouvait des sensations qu'il croyait perdues à jamais.
Lorsqu'il les rouvrit, il se trouvait dans une chambre blanche, des médecins et infirmiers tout autour de lui. Il sentait le souffle frais du vent, arrivant par la fenêtre, et la chaleur de ses couvertures. Gustav et Georg attendaient derrière la porte. Mais Bill devait faire vite, sinon, il perdrait l'être le plus cher qu'il a ici. Les médecins lui firent tout un tas d'analyses cela parut être une éternité, alors que ce n'était même pas 15 minutes. Et quant, enfin ils sortirent, il se leva, Gustav et Georg entrèrent les yeux rouges. Et le prirent dans les bras, Bill ne put retenir ses larmes, ils lui avaient tellement manqués. Mais très vite, il se détacha d'eux. Leur disant juste :
« - Je vais chercher Tom »
Gustav et Georg se regardèrent effrayés, et quant ils voulurent dire à Bill qu'ils ne savaient pas où il était celui-ci étaient déjà partit en courant. Même s'il n'avait que peu de force, l'angoisse de perdre son frère, lui en donnait .
Tom ressentit quelque chose de bizarre au moment où Bill sortait du coma, au moment où il n'était pas encore sortit d'affaire. Pour lui c'était la preuve qu'il était mort. Et il était en train de se demandait ce qu'il allait devenir. Sans lui, il réfléchissait, se demandait, s'il se laissait tombé dans le vide, le retrouverait-il, au bout de plus de quinze minutes de réflexion, il en conclut qu'il pouvait mourir, ça ferait de la peine à Gustav et Georg mais, comme ça au moins il serait sur de le revoir. Mais avant, il releva la tête et cria au ciel :
« - Bill, si tu m'entends, saches que je te rejoins très bientôt. » Il secoua la tête pour que quelques larmes s'enfuient. Et espérant quand même malgré lui que Bill soit encore parmi nous il entama le refrain d'une chanson à laquelle il n'avait jamais trop trouvé de sens :
Komm und rette mich
Ich verbrenne innerlich
Komm und rette mich
Ich schaff's nicht ohne dich
Komm und rette mich rette mich ...
A la dernière phrase, Bill arriva, et cria du plus fort qu'il le pouvait
« SPRING NICHT, TOM, ICH BIN DA »
La première réaction de Tom fut de descendre du mur et de vérifier, qu'il n'était pas fou. Il se sentait renaître. Ce moment qu'il avait tant attendu devenait enfin réalité. Qui y croyait vraiment ? Qui n'avait jamais craint un non retour du chanteur ? Franchement : personne. Il ferma les yeux puis les rouvrit quelques secondes plus tard, s'assurant que ce n'était pas une hallucination. Mais non, il vit Bill se diriger vers lui les yeux pleins de larmes. Il avait failli commettre l'irréparable. Bill était la vivant devant lui. Il vint à sa rencontre en courant. Ils se prirent dans les bras, pleurant tout leur soul, mais cette fois-ci des larmes de joie, exprimant le bonheur de se retrouver. Le guitariste craqua dans les bras de son frère, il tomba à genoux, le chanteur se mit dans la même position que Tom, il le serra contre lui. La tête du dreadeux dans le cou de Bill, Tom tentait de dire quelque chose :
« -Mon ... mon petit frère ... je suis désolé, je m'en ... je m'en veux ... tellement ... la voix entrecoupée de sanglots Tom s'excusa de son absence lorsque Bill essayait de faire son deuil.
-Non, Tom non, moi je m'excuse, j'ai était tellement égoïste, j'aurais jamais du faire ça... j'ai pensé qu'à moi. »
Quelques secondes passèrent où ils profitèrent juste de leurs présences. Puis inconsciemment ils déclarèrent en même temps :
« Je t'aime tant, tu m'as manqué, mon frère »
Gustav et Georg arrivèrent essoufflés, ils avaient imaginés les pires scénarios, dont celui de se retrouver seuls sur le toit, sans Bill, ni Tom. Mais lorsqu'ils y furent, et qu'ils virent les jumeaux ils furent soulagés. Ils coururent les rejoindre, tout les quatre étaient en larmes le bonheur était trop grand, ils ne pouvaient se retenir. De toute façon à quoi bon se retenir ?
Les twins se relevèrent, ils se prirent dans les bras, ils n'avaient jamais eu autant besoin les uns des autres. Quel douce sensation pour les musiciens, de redécouvrir la chaleur de Bill. Un événement tragique pouvait amener, à d'autres ... mais aussi quelques fois à un bonheur plus fort. Comme aujourd'hui où l'amitié et l'amour ont été les vainqueurs.
Mot de moi ... Jess ...
Ce One-Shot va surêment être très long pour vous mais, j'ai mis beaucoup de temps et de plaisir à l'écrire alors lâchez vos comzZ