Bιєиνєиυє

★ Bιєиνєиυє ★
.
.
.
.
.

______________________________________
__________________________________________________________________
___________________________________________________
__________________________________________________________________




Hi everybody !

Bienvenue sur notre blog où nous écrirons des Ones-Shots sur le groupe de Rock Tokio Hotel.

Il y en aura de toutes sortes...!

Mais surtout, dîtes vous bien que ça sort de l'imagination de deux folles, donc ne vous étonnez pas si certains sont... bizarre ! ^^

Je vous laisse à votre lecture !


[Les One-shots ne seront publiés que lorsqu'ils seront aux point. Cela peut mettre du temps, donc ne vous étonnez pas si pendant 2 ou 3 mois il n'y a rien, c'est que nous écrivons !]


___________________________________________
¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

♪ ♫ Bonne visite !! ♫ ♪

___________________________________________
¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯


__________________________________________________________________
___________________________________________________
__________________________________________________________________
______________________________________

.
.
.
.
.






Nous sommes aussi...:

X-neue-chance-x et Komm-und-hilf-mir pour Jess

x-warum-th-x pour Sacha

# Posté le mardi 26 juin 2007 12:34

Modifié le lundi 28 juillet 2008 13:38

[O]ne [S]hot number [1]

[O]ne [S]hot number [1]
.
.
.
.
.
.
.
Je t'aime, tu m'aimais...





Ca va commencer... ça va bientôt commencer...
Moi, Bill Kaulitz, je vais chanter ce soir, avec, à la place du groupe qui n'est plus qu'un souvenir désormais, un orchestre entier... pour toi...
Toi, qui était destiné à rester à mes côtés jusqu'à la fin de mes jours, de nos jours...
Toi mon "âme soeur", moi, la tienne, nous deux qui devions soutenir l'autre, protéger l'autre, veiller sur l'autre...
Toi, qui en partant, a emporté avec toi une partie de mon âme, de mon esprit, de ma vie, de mon coeur...
Toi que j'aime et que j'aimerai toujours...
Toi que je n'oublierai jamais...
Toi, Tom Kaulitz...
Mais pourquoi...
Pourquoi es-tu allé si tôt rejoindre les anges qui te ressemblent tant ...?
Pourquoi es-tu monté en haut de cette immeuble ?
Pourquoi ne m'as-tu pas écouté, lorsque je te demandais de descendre avec moi pour rejoindre Georg et Gustav...?
Pourquoi...?
Je t'aime, tu m'aimais...
La tête dans les mains, j'éclate en sanglots à l'idée de toutes ces questions sans réponse et en repensant à cette scène... ou plutôt... ce cauchemard...
Je suis fatigué... une partie de mon être n'est plus en moi... je suis vivant et mort à la fois...
Je relève la tête, essayant tant bien que mal de dominer les larmes et les hoquets de plus en plus incontrôlable...
Je passe mes doigts sur mes joues, essuyant mon maquillage qui a coulé à cause des gouttes salées...
Je tremble, j'ai froid, j'ai chaud... je fais encore parti de ce monde, mais, en même temps, j'appartiens déjà aux anges là-haut, près de toi...
Une silhouette arrive vers moi. Je reconnais tout de suite David. Les yeux à demi-clos, je le vois à peine s'approcher ...
D'une voix douce, il me dit :
- Si tu ne t'en sens pas capable, Bill, ne te force pas...
J'ouvre soudainement les yeux, me redresse et lui bafouille d'une petite voix :
- Si si... ça... ça va aller...
"Je dois le faire pour Tom..."
Un sourire paternel se dessine sur le visage rond de David. Il comprend mon geste... il sait parfaitement pourquoi je fais ça... c'est un deuxième père pour moi...
D'un geste amical, il pose sa main sur mon épaule pour m'encourager. Je lui rend son sourire, même si le coeur n'y est pas...
Il me laisse seul, exactement ce que je désirais avant mon entrée...
Je pose ma tête contre le mur derrière moi, ferme les yeux et essaie de faire le vide dans mon esprit à moitié mort...
Je ne peux pas... je n'y arrive pas...
A chaque fois, je revois chaque instant, chaque seconde que mon cerveau à enregistré durant ce cauchemard...
J'ai pleuré, crié, supplié, mais tu as sauté après m'avoir dit dans un murmure que tu étais désolé...
Lorsque ton corps a heurté le sol, une partie de moi-même s'est envolée, pour t'accompagner là-haut...
J'étais entre la vie et la mort, incapable de bouger, ne voulant pas accepter que tu l'avais fait, que tu étais parti pour toujours...
Machinalement, comme par reflèxe, je suis à mon tour monté sur le mur où se trouvait de l'autre côté le vide, noir et profond, dans lequel tu venais de te laisser emporter...
Mon corps secoué de tremblements et de sanglots, j'ai levé la tête, sachant que tu était déjà arrivé là-haut, auprès de papa, que tu me regardais et prononçais une dernière fois ces mots qui m'étaient destinés...
"Je suis désolé..."
Les larmes coulaient toutes seules sur mes joues, allant s'écraser trente mètres plus bas sur ton corps ...
Des larmes de douleur, de tristesse, des appels au secours ...
J'ai hurlé à plein poumon, quitte à m'en déchirer les cordes vocales, pour que tu puisses m'entendre, pour que tu te sentes rassuré...
- J'arrive !! Attends-moi...!
Je n'avais plus la force de tenir debout, en équilibre entre la vie et la mort... entre toi, Gustav et Georg...
J'ai fermé les yeux, ai senti mes jambes fléchir sous mon poids, et mon corps commencer doucement à vaciller...
Le vide m'appelait...
Il me rassurait, m'enveloppait de cette sensation d'évasion qui pris possession de tout mon être, de cette douceur, froide et noire, mais tellement appaisante...
J'ai murmuré une dernière fois :
- J'arrive...
Puis, tout est allé très vite...
Alors que tout mon poids était déporté de l'autre côté, du côté du vide, de ton côté, pour te rejoindre, que mon esprit était déjà près de l'Eternel, près de toi, mon double, mon frère, mon jumeau, la moitié de ma vie, une main m'a attrapé le bras et m'a tiré en arrière...
Je n'ai pas tout de suite compris... mais lorsque j'ai senti le froid du toit à travers mes vêtements et mon coude égratiné, j'ai ouvert les yeux, et me suis rendu compte que je n'étais pas à côté de toi ni de papa, mais de Georg qui s'est précipitament relevé. J'ai hurlé un "nooon !" phénoménal, déchirant le silence nocturne, me suis levé et ai couru vers le mur qui me séparait de toi...
Mon coude saignait et je m'étais cogné la tête lors de ma chute, la rendant douloureuse et lourde...
Mais je m'en fichais...
Mon seul but à cet instant était de te rejoindre, d'arrêter au plus vite cette souffrance dans mon coeur, de mettre fin à cette sensation de mort dans mon âme, malgré que je sois encore vivant...
Je n'entendais plus rien autour de moi...
Le temps passa au ralenti...
J'étais enfin arrivé au mur, mes deux mains à présent sur le rebord, prêt à m'appuyer pour sauter par-dessus...
Un vent frais et silencieux vint m'ébourifer les cheveux déjà dresser sur ma tête...
Je souris et ferma les yeux, me voyant déjà là-haut, avec toi, à tes côtés, et pour l'éternité...
Mon coeur s'emballa, accentuant malgré tout cette horrible douleur dans mon coeur meurtrit par l'absence de ta précence...
Les larmes coulaient toujours sur mes joues pour aller s'évanouir sur mon t-shirt ou sur le toit...
Je ne savais plus qui j'étais... et surtout ce que je faisais...

Avant même que je ne pus faire quoi que ce soit, je me sentis de nouveau tiré en arrière brusquement...
J'hurla une nouvelle fois "non !", me débattis, après que deux mains met empoigné, les yeux toujours fermés...
A quoi sa aurait servit que je les ouvre ? Je n'aurais rien vu de plus à cause des larmes qui me brouillées la vue et faisaient couler mon maquillage sur mes joues rosies pas le froid...
Ma tête se posa involontairement sur le torse de celui qui me tenait fermement...
Celui-ci m'étraignit de ces bras musclés, tout en me chuchotant des "chuut... c'est fini...".
Je renonça alors à m'échapper, et me laissa sangloter, gémir, pleurer... et de temps en temps crier "Tom !! Revient...".
Le souffrence dans mon coeur ne faisait que s'agrandir, s'élargir, à mesure que je m'éloigné de toi...
Je me laissa tomber, et ouvrit enfin les yeux, appercevant les cheveux bruns de Georg devant moi...
D' une voix tremblante et deraillée, je murmura pour moi, tout en fixant le ciel d'un noir d'encre :
- C'est pas possible... c'est pas possible !!
Je me releva d'un coup, oubliant Georg à côté de moi, oubliant que j'étais sur un toit, et hurla jusqu'a à en cracher mes poumons qui manquaient d'air :
- NOON !! TOM, NON ! POURQUOI TU M'AS FAIT CA ? POURQUOI !! JE T'AIME, REVIENS !!


- REVIENS !!
Le visage en sueur et en pleurs, la respiration saccadée, je m'apperçois que David est assit à côté de moi, une main sur mon épaule affaiblit, le regard inquièt.
- Bill...! Ca va ?
Reprenant petit à petit mes esprit, je hoche nerveusement la tête.
Le regard dans le vide, les membres tremblant, je me rend compte que je me suis endormi...
Une fois de plus ce cauchemard...
Une fois de plus cette horrible douleur au coeur qui ne fait qu'empirer de jour en jour...
Et une fois de plus, j'éclate en sanglots...
J'entend la voix lointaine de David me rassurer, mais je ne comprend pas ce qu'il dit... et ça n'à plus d'importance...
Je n'en peux plus... pourquoi moi... pourquoi toi...
Seul et perdu dans ce monde de souffrances... sans toi... sans l'autre moitié de ma vie, de mon âme, de mon coeur qui bat faiblement dans mon corps afflaiblit...
Seul...
Alors qu'avant, tu étais là...
Là pour moi, ainsi que moi pour toi...
Je ne veux qu'une seule chose à cet instant...:
savoir pourquoi tu es parti, pourquoi tu m'as laisser seul, sans aide, sans espoir, sans vie, sans âme...
Je ne suis encore là que "matériellement"...

Pour moi, ce soir, c'est la dernière fois...
Je le sais, je le sens, j'en ai besoin...
Je ne pas vivre éternellement ici, sans toi à mes côtés...
Ce soir, je le redit, c'est pour toi et toi seul que je chante...
Il faut que je me repose encore un peu avant l'entré...
J'essaye de me calmer en respirant profondement l'air qui atteint mes poumons morts, et ferme les yeux pour me plonger dans le noir que fait apparaître mes paupières closent.
Je fais le vide dans mon faible esprit qui me reste et inspire une nouvelle fois, en essayant de ressentir l'oxygène gonfler mon torse... en vain...
Tom, j'arrive...
Je me lève, tangue un peu avant de me rattraper au mur, et ouvre enfin les yeux...
Je vois arriver un homme vêtu de noir, s'arrêter devant moi, me dire quelque chose que j'écoute à peine, et me donner un micro.
Je regarde l'objet qui est entre mes doigts, et ne peut réprimer un sanglot après avoir pensée que Georg, Gustav et toi devriez être déjà installé sur scène à m'attendre...
Mais non... c'est impossible...
Le groupe n'existe plus...
A la place, là-bas, sur scène, ce n'est qu'un simple orchestre qui m'attend...
Un simple orchestre, pas notre groupe...
Mes larmes se multiplient, ainsi que les hoquets et les tremblements qui accompagne ma détresse et ma souffrance...
Je sens mon coeur battre plus fort que jamais, revelant à nouveau l'atroce douleur qui s'y loge...
"Non Bill... tu dois être fort... juste pour ce soir... juste pour ce soir... pour Tom..."
Je relève la tête, prend une profonde inspiration qui ne rafraichira pas mes poumons, et essuye d'une main tremblante mes larmes et mon maquillage...
- Bill...?
Je tourne précipitament la tête vers David.
- Ca va bientôt être à toi...
D'une voix tremblente, je lui répond nerveusement :
- Ok... je... je suis prêt...


L'orchestre commence à jouer les premiers accords, tandis que j'essaye une nouvelle fois de faire le vide dans ma tête, avant de commencer à entrer timidement et tremblant de tout mon faible corps en scène.
Je m'arrête, et lance un regard fatigué à la salle autour de moi.
Des milliers de fans sont là, pencartes en mains, à m'observer avec des yeux flous...
Fans... ou groupies...?
Ca n'a plus d'importance...
Plus rien n'a de l'importance...
Tom, écoutes moi, silteplait... c'est pour toi que je chante...
La douleur s'intensifie...
Se n'est que le début de la fin...
Je baisse la tête, ne voulant pas croiser le moindre regard, avance le micro prêt de ma bouche, et commence à chanter d'une voix faible et inaudible...:
"Über den Dächern,
es ist so kalt,
und so still..."

Me rappelant parfaitement le vent glacé qui s'était installé cette nuit-là, je frissonne et laisse échapper une larme partant s'étoiler sur le sol...
"Ich schweig Deinen Namen,
weil Du ihn jetzt,
nicht hören willst..."

Non... tu ne voulais rien entendre... rien...
"Der Abgrund der Stadt,
verschlingt jede Träne die fällt..."

Ma voix commence à trembler, déformant la moitié des mots...
Essayant de rester calme, je respire profondement avant de continuer...
"Da unten ist nichts mehr,
was Dich hier oben noch hällt..."

Je relève la tête, mes larmes coulant sur le côté, traçant de nouvelle trace argenté...
Je n'entend plus rien... ni les instruments, ni le son faible qu'emet ma voix...
Le regard vers le haut, les yeux embués de larmes, je continu, malgré l'intensité de la douleur au coeur qui s'est agrandit depuis tout à l'heure...
"Ich schrei in die Nacht für Dich,
lass mich nicht im Stich,
Spring nicht..."

Je venais de murmurer ces derniers mots... ces derniers mots que je t'avais prononcé dans un souffle... ces derniers mots tellement convainquant, mais que tu n'as pas écouté...
Je ferme les yeux, la tête toujours relevée vers le haut...
"Die lichter fangen Dich nicht,
sie betrügen Dich.
Spring nicht..."

Les paupières toujours closent, je baisse la tête, secoue légèrement la tête pour faire glisser les gouttes d'eau perlant mes cils sur mes joues...
"Erinner Dich,
an Dich und mich.
Die Welt da unten zählt nicht..."

Souviens-toi... non... tu ne t'ai souvenu de rien... tu semblais avoir oublier que l'on était deux...
"Bitte spring nicht..."
La douleur s'élargit, ouvrant la coupure de mon faible coeur plus grande que jamais...
"In Deinen Augen,
scheint alles sinnlos und leer..."

Mes jambes tremblent...
Je ne tiens encore debout qu'avec le peu de force qu'il me reste...
"Der Schnee fällt einsam,
Du spürst ihn schon lange nicht mehr..."

J'écarte mon bras, comme pour accueillir quelqu'un, les yeux toujours fermés...
Mon visage est inondé de larmes, et mon coeur inondé de souffrance et de désèspoir...
"Irgendwo da draussen,
bist Du verloren gegangen...
Du träumst von dem Ende,
um nochmal von vorn anzufangen..."

Oui... tu rêvais de la fin... main en cet instant, c'est moi qui en rêve et qui en désir...
Ma voix est toujours semblable à un souffle de paroles incompréhensibles...
Mon coeur bat, de plus en plus faiblement, n'arrêtant pas pour autant l'horrible douleur noyant désormais mon coeur entier...
"Ich schrei in die Nacht für Dich,
lass mich nicht im Stich
Spring nicht..."

Mon bras toujours écarté, j'ouvre enfin les yeux, sans rien voir autour de moi...
Un faible sourie vient se tracer sur mes lèvres, et continu d'une voix plus forte, mais toujours aussi tremblante...
"Die lichter fangen Dich nicht,
sie betrügen Dich.
Spring nicht..."

Un sanglot vient coupé ma phrase, provoquant de nouveaux flots de perles salées...
Les yeux levés vers le haut de nouveau, je m'écris, en m'efforçant d'ignorer la douleur me transpercer le coeur, pour que le message t'atteigne sans difficulté...
"Erinner Dich,
an Dich und mich.
Die Welt da unten zählt nicht..."

Mon corps tout entier est secoué de tremblements incontrôlable...
J'ai froid... j'ai chaud...
Machinalement, sans m'en rendre compte, je murmure après avoir replié mon bras sur mon torse...:
"Bitte spring nicht..."
Mon bras tombe mollement le long de mon flanc, tenant toujours le micro au bout...
Je n'en peux plus...
La tête toujours levé, je laisse échapper plusieurs sanglots et larmes...
Je deviens fou... je dois retourné auprès de toi...
Je commence à faire les cent pas sur scène, tenant toujours mes côtes douloureuses...
Tordu par la souffrance, je pousse un cri démentiel qui n'est entendu que par moi...
Je vais bientôt rechanter...
Je n'y arriverais pas... j'ai trop mal... beaucoup trop mal !
Mon coeur est prêt à exploser...
Je sens mes jambes se dérober sous mon poids...
"Non ! Tu dois être fort !! Ne te laisse pas faiblir... pas maintenant en tout cas...!"
Je me ressaisie avant de m'écrouler à terre...
Paupières closes, je respire un grand coup, ce qui ne change pas grand chose...
D'une voix mal assuré, je reprend, mes yeux se remplissant de nouveaux de larmes de détresse et de souffrance...
"Ich weiss nicht wie lang,
Ich Dich halten kann..."

Je revois toute la scène se dérouler devant mes yeux...
Toi, sur le mur, moi, juste en face, suppliant pour que tu descende, que tu ne saute pas...
"Ich weiss nicht wie lang..."
Ton corps se renverssant du côté du vide, du côté de la mort...
Tes lèvres formant les derniers mots que tu as prononcé...
"Je t'aime..."
La douleur au coeur s'élargit, s'agrandit, s'accentut, me donnant l'impression de ne plus pouvoir respirer...
D'une voix déraillée, je m'efforce de continuer...
"Nimm meine Hand,
wir fangen nochmal an.
Spring nicht..."

Sur ces mots, je tombe à genoux, des sanglots et des hoquets m'empêchant de chanter plus fort...
Ne me souciant plus de la douleur qui m'empêché de bouger, jes lève les yeux pour la troisième fois, ésperant te voir me sourire...
"Ich schrei in die Nacht für Dich,
lass mich nicht im Stich
Spring nicht..."

Ma voix n'est plus qu'un souffle où se déverse toutes mes paroles dites inconsciemment...
"Die lichter fangen Dich nicht,
sie betrügen Dich.
Spring nicht..."

Tout deviens noir autour de moi... mon coeur bat la chamade... je vais te retrouver... après une trop longue séparation, je vais te retrouver...
"Erinner Dich,
an Dich und mich.
Die Welt da unten zählt nicht..."

Je ne vois plus rien, je n'entend plus rien, je ne ressens plus rien...
Je chante seulement, mais je ne m'en rend pas compte...
"Tom, j'arrive..."
"Bitte spring nicht...
Spring nicht..."

Je sens le peu de force qui reste en moi me quitter peu à peu...
Ma tête devient lourde, presque impossible à la porter d'avantage sur mes épaules...
Mes poumons sont écrasés par le poids de la douleur de mon coeur, me donnant l'impression de ne plus respirer...
Mes yeux se ferment, lentement, doucement...
L'oxigène devient de plus en plus difficle à trouver...
"Und hält Dich das auch nicht zurück..."
Trop faible, je suis trop faible pour rester une seconde de plus à genoux...
Mon corps tombe lourdement sur le sol de la scène...
Ma tête se cogne contre le parquets...
Mon coeur ralentit, n'arrêtant pas pour autant la douleur qui ne fat qu'empirer...
Dans un dernier souffle, un dernier effort, je termine cette phrase que je n'entend pas...
"Dann spring ich für Dich..."
Mon bras tombe mollement, le micro roule devant moi...
J'entend des voix... puis plus rien...
Tout mon corps s'arrête...
Une lumière blanche apparaît devant mes yeux...
Je souris...
"Tom, je suis là..."



________________________________________________________________________________________________

Coucou tout le monde !
J'éspère que ce premier one shot vous plaira...!^^
Je vais vous dire franchement, moi, j'ai adoré l'écrir...!
Encore désolé du retard considérable pour avoir poster ce 1er one-shot, mais, il m' a prit 1 mois pour l'écrir !!

Je voulais dire aussi, l'idée d'écrire ce one-shot mais venu après avoir écouté cette chanson là...
Je vous promets, elle est... magnifique !^^

Kiss a toutes !!


Sacha

psst ! Notez nous ici...!

Merci d'avance !
^-^


|............................................................................................................^.................
|coup de coeur...♥....................................................................................................
|............................................................................................................^.................
|............................................................................................................^.................
|............................................................................................................^.................
|............................................................................................................^.................

# Posté le mercredi 27 juin 2007 09:26

Modifié le samedi 03 mai 2008 10:44

[O]ne [S]hot number [2]

[O]ne [S]hot number [2]
.
.
.
.
.
.

L'enfant de L'oubli...
[Vergessen Kinder...]






La rue est sombre, glaciale, très peu acceuillante. Malgré le froid et la frayeur qui prennent possession de mon être, je continue à pas de loup à avancer dans cette rue étroite d'où proviennent de petits bruits...
M'enfonçant peu à peu dans la pénombre de la nuit, je me rends compte que les bruits sont des sanglots...
Je m'arrête. Un frisson courant le long de ma colonne vertébrale, je viens de sentir quelque chose me froller les jambes...
Un rat sûrement...
Je n'ose plus bouger. Les sanglots continuent...
Parcourant des yeux la rue dans laquelle je me trouve, en quête d'une source de lumière où de la personne en détresse, j'aperçois le bout de la ruelle : un cul-de-sac.
Retrouvant un peu de courage, je progresse lentement vers les sanglots.
Des sanglots d'enfant...
Je scrute l'obscurité tout en avançant. Rien. Je ne vois absolument rien. Pourtant, les pleurs continuent...
Mon genou cogne contre une poubelle, provoquant un bruit effroyable et une douleur aigüe dans ma rotule.
- Aïe !! Saloperie de poubelle...
Je cesse tout mouvement.
Un grand et pesant silence vient de s'installer.
Mais... quelque chose n'est pas normal dans ce silence...
Les pleurs ont cessé...
Je relève la tête, laisse échapper un long soupir qui trahit ma terreur et recommence ma recherche, malgré la peur et le froid qui font frissonner chaque parcelle de mon corps...
Je tend l'oreille, à l'affut du moindre bruit dans ce silence étouffant...
Une respiration haletante me parvient enfin après de longues minutes d'attention...
J'en suis sûr maintenant...
Il y a quelqu'un dans cette rue.
Je me tourne lentement vers l'endroit d'où me semble provenir cette respiration.
Un nouveau frisson remonte le long de mon dos.
On m'observe...
La panique et la terreur jaillissent en moi.
Je viens d'entendre quelque chose se casser, mais même si mes yeux se sont habitués à la pénombre, je ne vois toujours rien...
Je voudrais hurler...
La pression de ce silence et de la peur me donne l'impression d'étouffer...
Trop. C'est trop.
Je me retourne pour rebrousser chemin, n'écoutant que la peur et la panique en moi et ne pensant même plus à cette personne ou ... cet enfant...
Alors que mes pas commencent à peine à me mener hors de cette rue, un hoquet me parvient nettement aux oreilles.
Je m'arrête une nouvelle fois et écoute attentivement.
Les pleurs ont recommencé, plus faibles cette fois...
Je reviens sur mes pas, lentement, cherchant d'où pourrait provenir ces sanglots.
Mes yeux s'arrêtent sur deux poubelles, certains d'avoir vu quelque chose bouger.
Je m'avance un peu, essayant d'ignorer l'angoisse qui me noue les entraille, et l'aperçois enfin...
Une fillette de six ans à peine, le visage crasseux et humide, des cheveux longs, sales et de couleur blond, une robe usée par le temps, m'observe de ses grands yeux bleus noyés par les larmes avec terreur, blottit entre les deux poubelles.
Je reste un instant sans voix, contemplant l'enfant qui a du mal à respirer.
Reprenant possession de mes jambes, je m'avance doucement vers elle, et m'arrête lorsque je vois de nouvelles larmes ruisselant sur son visage enfantin.
D'une voix douce, j'essaye de la rassurer :
- Non non, n'aie pas peur... je... je ne vais pas te faire de mal...
Sans m'en rendre compte, je lui tends la main.
La perplexité se mélant à la terreur ainsi qu'à une lueur de tristesse que je ne comprends pas se lisant dans son regard d'océan, elle me fixe intensement, puis pose les yeux sur ma main qui lui est offerte.
Après un long instant, elle avance sa petite main tremblante comme une feuille, et la pose délicatement dans la mienne, ses doigts se refermant autour de mon index et de mon majeur.
Elle est glaciale.
Je m'accroupis, et m'aperçois que sa robe est déchirée.
Oh non... Je frissonne en imaginant le froid s'engouffrer dans ses vêtements et glacer sa peau.
Je relève la tête vers elle et remarque qu'une lueur d'espoir est apparue dans le bleu de ses iris.
D'une voix faible et chevrotante, elle me souffle :
- Est-ce que tu es... un ange...?
Surpris, je reste un instant la bouche ouverte, cherchant ce qui pouvait bien lui faire croire ça.
- Je... euh...
Non Tom... Ne dit pas ça, tu risques de la blesser...
- Oui... peut-être...
Un pâle sourire se dessine sur son visage.
Elle laisse s'échapper un soupir, apparement soulagée de ma réponse.
Elle ferme les yeux, l'air extenué...
Mais pourquoi... Dans mon esprit fleurissent d'innombrables questions : pourquoi un enfant de cet âge...? Suis-je donc le seul à m'inquiéter du sort d'une si jeune fille ? Le monde est-il aussi cruel, comme on le dit si souvent ?
Sûrement, oui...
Je l'observe attentivement, sa main toujours nichée au creux de la mienne.
- Tu as un prénom ?
A ma grande surprise, ces paroles sortent de ma bouche bien plus froidement que je ne l'aurais voulu.
Elle a dû le sentir, car elle me répond avec une pointe de frayeur dans la voix.
- Je... je ne sais pas...
Je fronce les sourcils, surpris.
Elle ne sait pas si elle a un prénom ? Mais... en a-t-elle seulement un ?
Une idée vient naître dans mon esprit.
Doucement, je pose ma main qui ne tient pas la sienne sur sa nuque et avance lentement sa tête vers moi. Elle se laisse faire, un pli d'incompréhension barrant son front.
C'est bien ce que je pensais...
L'arrière de sa tête est violacé et par endroit la peau est déchirée. Ses cheveux sont collés à cause du sang séché qui a coulé jusqu'au bas de son dos. La blessure n'est pas récente mais semble grave.
- Et toi, tu as un prénom ?
Elle se recule pour me dévisager de nouveau avec cette même lueur d'espoir.
Je souris devant l'innocence de son visage et lui réponds :
- Oui, je m'appelle Tom...
A son tour, un faible sourire vient se dessiner sur son visage...
- Tu n'as pas mal ?
Etonnée, elle me dit logiquement :
- Pourquoi j'aurai mal ?
Je ne répondit rien...
Qu'est-ce que je dois faire...? Appeler l'hôpitale, pour qu'elle se fasse soigner ? Prévenir Bill, Gustav et Georg ?
Mais il se peut qu'on la mette dans un orphelinat... et alors ? Au moins, elle serait au chaud, aurait à manger jusqu'a ce qu'on lui trouve une famille...
Mais là, ce n'est pas pareil...
Elle est gravement bléssée, ne se souvient plus de rien, et a sûrement été traumatisée...
La petite fille ferma les yeux et posa sa tête contre l'une des poubelles en grelottant.
- Est-ce qu'il fait chaud en haut...?
En haut ? En haut de quoi ? De quoi parle-t-elle...?
Ah oui c'est vrai... je suis un ange...
Rien que d'y penser, une drôle de sensation s'empare de moi...
Un ange...
On ne me l'avait jamais dit...
- Oui, ne t'inquiète pas...
Un long soupir s'échappe de ses lèvres...
Tel un réflèxe, je m'approche d'elle, l'encercle de mes bras et la pose contre moi...
En guise de merci, elle sert plus fort ma main qu'elle n'a pas lâché...
Elle est affreusement maigre... elle n'a pas dû manger depuis plusieurs jours...
- Tu sens bon...
Elle inspire a fond tout en fermant les yeux...

Un long moment se passe, durant lequel je lui murmure les paroles d'une berceuse qui semble la rassurée...
Soudain, elle se redresse, attrape une de mes dreadlocks et m'interroge du regard.
- Qu'est ce que c'est ?
Je ris à sa question...
Une question que presque tous les enfants de son âge m'ont posé.
Ma reaction la fait sourire.
Je lui répond :
- Ce sont mes cheveux ! Quand j'étais petit, je me suis fait des dreadlocks, c'est une sorte de coiffure...!
- Ah...
Elle vacille légèrement, et se pose brutalement contre moi, secoués de tremblements.
Inquiet, je me redresse et la secoue légèrement.
- Hey ! Qu'est-ce qu'il t'arrive !? Ca va ?
Non Tom ! Tu vois bien que ça ne va pas !!! Elle est blanche comme un caché d'aspirine et toi tu demandes si ça va !! Bon, il faut que je me calme, que je réfléchisse...
Qu'est-ce que je dois faire ?
- Tom...
La panique ayant reprit possesion de mon esprit, je ne l'avais pas entendue m'appeler...
Elle ferme les yeux, et dans un souffle, me demande :
- Tu... tu restes avec moi...?
Mais... pourquoi croit-elle que je vais la laisser... seule... dans le froid... et, même si j'ai du mal à l'accepter... mourrante...
Des larmes brulantes viennent glisser sur son visage d'enfant...
Un enfant... ce n'est qu'un enfant... un enfant à qui l'on n'a rien demander, et qui se retrouve là, dans mes bras, pleurant le reste de sa souffrance, pleurant sa petite vie de six ans, qui la quitte sans aucune explication, pleurant le peu d'amour qu'on lui a donné, pleurant toutes ses larmes, jusqu'a s'assécher... pleurant...
Un enfant oublié...
Enfant... ce mot résonne dans ma tête, se répercutant contre les parois de mon crâne pour revenir plus nombreux, en echos...
Un enfant...
Ses doigts s'agrippent à mon t-shirt en un mouvement brusque...
- Tom...
Sa voix, plus faible que jamais, était à peine inaudible...
Je repris soudain sur moi, évacuant tout le désespoir qui s'était installé dans mon coeur...
- NON ! Non, attends... ne... ne pars pas ! Je vais chercher de l'aide... reste avec moi ! Je suis avec toi ! Je ne suis pas parti...! Ne pars pas ! Reste avec moi ! Reste avec moi...
J'allais me levé, mais ses doigts resserèrent mon t-shirt pour m'obliger à rester assis...
Sa poitrine se lève et se baisse précipitament, et un sifflement se fait entendre lorsqu'elle respire...
- Tom...
Un filet de sang coule de sa narine, lentement, doucement, comme pour me narguer, et va se loger au coin de sa bouche...
D'un geste doux, j'essuie du pouce cette fines trace rouge, et regarde ses yeux bleus...
Ses yeux... si doux et rieurs à la fois, mais qui semblent avoir vu des horreurs, des monstruausités que je ne préfére pas imaginer...
Malgré le mal-être qu'elle subit, la petite fille me sourit...
Un sourire que je n'avais jamais vu, et que je ne reverrais plus jamais...
Un sourire plein d'espoir, de remerciement, sans aucun reflet de souffrance, de peur, de peine...
Un sourire d'ange...
Puis, lentement, ses yeux se ferment...
Lentement, les coins de sa bouche s'affaissent, faisant disparaître les fossettes rieuses...
Et lentement, le coeur que je sens battre dans sa poitrine ralentit, devenant de plus en plus imperceptible...
Les larmes montent en moi, et dévalent sur mes joues, s'écrasant sur les pomettes et les paupières closent de la petite fille...
Dans un dernier murmure, un dernier soupire, la petite fille aux cheveux blonds et aux yeux bleu me souffle "Merci"...
Un merci qui vaut plus que de l'or pour moi...
Un merci que je n'oublierais jamais...
Le merci d'un enfant de l'oublie...
Elle est partie...
Partit rejoindre les anges qui me ressemblent...
Partit là-haut pour se réchauffer...
Partit... me laissant là, seul, dans le froid et la souffrance, dans un monde cruel et sans amour...
Un monde qui n'a même pas était capable de sauver une petite fille...
La petite fille dans les bras, je pleure...
Elle est devenue froide, plus froide qu'elle ne l'était quand je l'est trouvée, sans couleur...
Même ses cheveux n'ont plus le même éclat blond qu'il y a cinq minutes...
Je pleure une petite fille que je connais à peine, une petite fille qui ne savait pas elle-même qui elle était, une petite fille blond aux yeux bleus... une petite fille...
Un enfant de l'oublie...


______________________________________________________________________________________

Hello tout le monde !
Aaaah... il est enfin arrivé ! Depuis le temps...!
J'vais vous avouer quelque chose, celui-là, je l'écris depuis cette été ! xD
Bon aller ! Bizouuu a toutes !
Et merci de lire ! <3


Sacha


[ Les autres One-shot risquent de prendre autant de temps que celui-là...! Dsl !!
J'ai les idées (j'en ai même plusieurs !=D), mais il faudra attendre que je les écrivent...! Et ça risque d'être long...! =S
Encore dsl !!
]



Notez-moi ici siouplait !^^
Mârcii !

# Posté le dimanche 02 septembre 2007 10:31

Modifié le samedi 03 mai 2008 10:44

[O]ne [S]hot number [3]

[O]ne [S]hot number [3]
.
.
.
.
.
.

Quand l'amour rend fou...






L'heure. C'est l'heure. L'heure de la vengeance. L'heure du sang. L'heure de la mort. Et cette heure est pour toi mon amour.
Trois ans. Ca fait exatcement trois ans que tu as abandonné, brisé, brûlé l'amour que j'avais pour toi. Et tout ça pour cet ange noir. Non, ce n'est pas un ange. Ce n'est rien qu'un monstre qui a arracher ton amour de mon coeur. Mais bientôt, je vais te rejoindre. Je vais te revoir, et nous serons réunis, et pour toujours. Toujours, tu entends ? Sans ce satan, ce crevârd, ce démon de soi-disant "ange noir".
Cela fait trois ans que je rêve, que je pense, que je respire, que je vis pour toi...
Jamais mon coeur n'a cessé de battre pour toi. Car il bat bel et bien que pour toi. Pas pour moi. Moi, je suis mort. Mort d'amour et de chagrin. Mais je me vengerais. De vous quatre. Vous quatre qui m'avaient humilié.
Toi, mon amour, que j'aime et que je hais en même temps.
Ton ange noir, que je hais, méprise, déteste de tous mon être.
Son double, Tom, et ton meilleur ami, Gustav.
Quand je pense que vous êtes devenus célébres grâce à votre relation... ça me rend malade. Mais grâce à cela, je vais pouvoir me venger... Vous allez souffrir autant que j'ai souffert durant c'est trois années de cauchemars...
Mon amour, j'arrive...

Je suis l'un des premiers à arriver. Normal, le concert est dans deux jours. Mais je veux être devant. Je veux te voir. Cela fait trop longtemps que je ne t'ai pas contemplé. Ta peau, tes cheveux, ton parfum, tes yeux... je n'est rien oublié, et je ne l'oublierai jamais.

Il faut que je prépare mon arme. Le concert est dans cinq heures, et il y a déjà une file de deux kilomètres. Peut-être plus. Et dire que la moitié de ces fillez vont te voir pour lui. Ca me donne la gerbe. Dès que j'entends ce nom, je crache. Ce n'est qu'une vermine qui t'as arraché à moi. Je le hais. Je le déteste. Je le tuerai. Tu vas souffrir mon amour, tout comme j'ai souffert pour toi. Tu ne le reverras pas. Lui, il ira pourrir, moisir en enfer. Alors que toi, tu ira là-haut, rejoindre ceux qui te ressemble. Et moi je t'accompagnerai. Et nous viverons heureux.

Je suis enfin entré. L'heure approche mon amour...
Les lumières s'éteignent. Grand silence, durant lequel je crois percepter ton souffle. Mon coeur bat. Tu n'as jamais était aussi proche de moi... Je t'aime mon amour, c'est pour toi que je fais ça.
Les premiers accords de guitare arrivent, suivit de la batterie et de ta basse...
Un bonheur immense envahit mon coeur à cet instant là...
Je me souviens lorsque tu jouais uniquement pour moi... Tes doigts grattant les cordes de ton instrument avec amour, tes yeux fixés sur le manche pour te concentrer... j'aime quand tu y joue...
Et là, je te vois, ta basse en main, un sourire aux lèvres, en train de jouer, et de ne penser à rien...
Mais moi je pense à toi... Baisse les yeux mon amour, je suis là ! Juste au-dessous de toi... regarde moi silteplait...
Les innombrables jeunes filles qui m'entourent commencent à chanter le couplet. C'est alors que je l'entend.
Le monstre, ton "ange noir", se met à chanter. Je ne le vois pas, il est encore en coulisse. Mais la joie qui s'était installée dans mon coeur vient de disparaître pour laisser place à de la haine...
Cette haine que j'ai caché au yeux du monde et qui me torturé de jours en jours.
Cette haine est là, naissante, devenant de plus en plus forte que jamais à le vue de ce crevârd... Je vais le tuer... Oui, le tuer, le lacérer, le brûler, le hâcher...
Mais une idée me vient. Une idée noire, tellement noire qu'il y est impossible d'y voir quelque chose. Une idée atroce, horrible, pleine de haine tel un poison, mais qui me séduit...
Cet ange va souffrir comme il n'a jamais souffert...
Je plonge ma main dans mon blouson, le regard fixé sur ce monstre, et en sort mon revolver...
Personne n'y fait attention. Ils sont tous occupées à admirer l'un ou l'autre et à chanter.
J'attends un instant. Un instant durant lequel mes yeux se dirigent vers le guitariste, Tom...
Un sourire sadique vient naître sur mon visage.
Je vise, l'observe une dernière fois, mon doigt sur la gachette, et tire.
Je n'entends plus rien. Pas même le bruit sourd de la balle sortir de mon revolver. Pas même les centaines, les milliers de hurlements poussés pas les fans.
Le guitariste lance un regard désolant à son frère, et tombe tel une poupée de chiffon, une auréole rouge se formant sur sa poitrine. Son double pousse un cri démenciel qui me fait gonfler de bonheur et de satisfaction. Mais ma vengeance n'est pas encore assouvit...
Je bouscule tout le monde pour pouvoir monter sur scène, là où les trois musiciens, dont mon amour, sont réunis autour du corps de Tom.
Un agent de la sécurité me barre la route. Je vise, tire, tue, et cela en deux secondes à peine. J'enjambe le corps de cet personne sans aucun remords. J'escalade les barrières de sécurités et me retrouve sur scène, revolver pointé vers les trois ahuris pleurant le corps de leur guitariste. J'observe avec tout le dégoût du monde son frère, le coeur souffrant sûrement la perte de son cher jumeau.
Tu souffres ange noir ? Et bien tu n'as pas finis...
Un rire, froid et sans vie, sort de ma bouche.
Les joues brillantes de larmes, ils se retournent tout les trois vers moi, la surprise se lisant dans leur regard noyé de chagrin. Moi, ça fait trois ans que mon coeur est noyé de tristesse et de souffrance... et personne ne la repêché.
- Tu ne me reconnais pas, mon amour ?
Si, bien sur que tu m'as reconnu. Tu es surpris ? C'est normal...
- Mickaël...?
Je souris. Il ne m'as jamais oubilé.
Je répond, mon coeur battant la chamade :
- Oui... Mon coeur je...
- C'est toi qui l'a tué ?
Je regarde ce qu'il me désigne : son ange, complétement allongé sur le corps de son frère, pleure. Pitoyable. Mais en même temps, mon bonheur n'a jamais été aussi grand depuis longtemps.
Mes lèvres s'étirent encore un peu plus, rendant le regard de mon amour plus brillant de perles salées.
- Ne pleure pas, mon amour... tu le rejoindras, et bientôt...
La terreur remplace soudain son chagrin. Il recule de deux pas, et s'arrête une nouvelle fois.
- Mais... tu es fou !
- Fou de toi mon coeur...!
Il n'a pas le temps de répondre. Gustav se lève et se rue sur moi en hurlant de tout l'air de ses poumons.
- JE VAIS TE TUER MICKAËL !
Il est devant moi. Je ne réagis pas. Son poing atterit dans mon menton, révelant une atroce douleur dans la machoire.
Ses mains attrapent mon col. Son visage n'est plus qu'a quelques centimètres du mien. D'une voix étranglée, montrant tout le dégoût qu'il a pour moi, il me murmure :
- Tu vas le payer, espèce d'enfoiré... Je vais te tuer, et tu iras en enfer... Je te hais... JE TE HAIS ! Tu..
Il s'arrête net.
Je venais de lui mettre mon arme contre le flanc, prêt à tirer et à tuer.
De grosses gouttes de sueurs viennent se meler à ses larmes. Je ris. Je n'est jamais été aussi bien de ma vie. Je détourne mon regard de ce pitoresque spectacle pour observer mon amour.
Il n'y a pas d'autre mots : il est terrorisé.
Mais j'aime le voir comme ça... il est tellement... sexe.
Je lui lance de ma voie la plus sournoise :
- Regarde mon amour... regarde bien, et tu comprendras ce que j'ai ressenti lorsque je t'es perdu...
Ces derniers mots se meurent dans ma bouche, suivit par mon doigt qui appuye sur la gachette.
Le batteur tombe à genou, me lance un regard d'incompréhension, les mains plaquées sur son flanc d'où le sang coule, coule, tel une rivière renaissante... et s'écroule sur le côté, le visage aussi pâle que la mort.
Mon amour hurle...
Ce cri de désespoir m'émerveille et me tue à la fois... sensation que je n'avais jamais connue, mais qui me plait...
Des larmes de colère et de tristesse roule sur ses joues, le coeur en miette, sachant qu'il a perdu son meilleur ami, l'un des êtres les plus chers à son coeur... mais ça je m'en fou. Ce qui m'importe maintenant, c'est que mon amour revienne à moi avec la partie de mon coeur qu'il a arraché lorsqu'il m'a abandonné...
Je le regarde, fatigué de mes actes, et lui demande :
- Tu souffres mon amour ? Tu as mal ? Tu veux me tuer, non...? Tellement tu me hais, tu me déteste... mais ne t'inquiète pas... moi, je t'aime...
Il ne bouge pas. Je me rend compte alors que dans la salle, c'est plus que le bordel. Les milliers de fans hurlent, courent dans tout les sens, les yeux aussi humides que ceux de mon amour à cet instant là...
- Pourquoi...?
Je reconnais cette voix.
Je tourne vivement la tête vers la personne qui venait de dire ça... : Bill.
Une bouffée de haine m'envahit soudain à la vue de cet être immonde et sans valeur.
- Pourquoi...? redemande-t-il.
Alors, avec toute la colère du monde, tout le désespoire et la souffrance en moi, j'hurle à mon amour :
- Mais comment ! Comment à tu pû aimer un être aussi immonde que lui ! Mais regarde-le ! Je n'ai jamais, jamais compris pourquoi... Tu m'as fait souffrir... tellement souffrir... Mais aujourd'hui, c'est à vous deux de souffrir... Vous allez tout perdre... TOUT !
Sur ce mot, je m'avance à grands pas vers mon amour, qui reste figé, terrorisé à l'idée de ce que je puisse lui faire...
Je suis devant lui. Il est tellement... magnifique. Comment ne pas succomber à ses yeux ?
De ma main valide, je lui carresse les cheveux, et passe avec toute la douceur d'une mère mes doigts sur ses joues pour les essuyer...
Mon coeur est prêt à exploser de joie et de bonheur...
- NE LE TOUCHE PAS !
Je me retourne brusquement, arrêtant mes carresses.
Bill s'est levé, le regard haineux et triste, les muscles de sa machoire crispés.
- Ne le touche pas ! me répète-t-il.
Un sourire étire mes lèvres, faisant naître un rire fort et provoquant.
- Et tu crois que tu vas m'en empêcher, ange noir ? lui dis-je de ma voix la plus neutre.
- Je...
- Retourne à ton frère, espèce de salopard !
Sur ces mots, je fixe à nouveau mon regard dans celui de mon amour, et avant qu'il n'est put dire quoi que ce soit, je l'embrasse à pleine bouche. Il se laisse faire, laissant ma langue jouait avec la sienne, lui lécher les lèvres... c'est tellement bon...
Tout en l'embrassant, tel un réflex, je remonte doucement mon revolver vers sa tempe, suçote une dernière fois sa lèvre inférieur, et tire.
Avant de le lâcher, je lui murmure à l'oreille :
- A tout de suite mon coeur.
Il s'écroule, la tempe explosée, un mince filet de sang coulant de sa bouche.
Bill hurle. Moi, j'éclate de rire.
Oui, c'est bon. Bon de le voir souffrir, bon de le voir hurler à s'en déchirer les cordes vocales, bon de le voir mourir petit à petit... bon.
- Pourquoi...? sanglote-t-il. Pourquoi...? Tu es... Tu es un...
- Un monstre ? Non Bill, le monstre ici, c'est toi...
Je m'approche lentement de lui...
- C'est toi qui m'as fait souffrir pendant trois ans... toi que j'ai haïs jusqu'a jurer ta mort...
J'étais de plus en plus proche de lui...
Dans un murmure, un souffle de haine et de plaisir, je lui chuchotte à l'oreille :
- Toi, Bill Kaulitz...
Un sanglot sort de la bouche de Bill, suivit par une unique larme partant s'étoiler au sol. Tu pleures, ange noir ? Tu as peur ? Tu as raison d'avoir peur...
- Alors, nous voilà, tout les deux, l'un en face de l'autre, la même haine nous envahissant par le regard de l'être tant détesté...
Il baisse les yeux, sachant très bien que ce que je disais, ce n'était rien d'autre que le vérité pure...
Je reprends, ma satisfaction montant d'un degrès en voyant une larme rouler sur sa joue :
- Je te hais Bill, et cela depuis trois ans... Tu m'avais oublié ? Et bien, pas moi...
Sur ces mots, je plaque mon arme contre sa cuisse, faisant apparaître une lueur de terreur dans ses yeux.
- Tu n'as pas fini de souffrir, espèce de salopard...
J'appuie sur la gachette. Un coup de feu en plus. Et de nouveau, les cris dans la salle redouble de volume, à la vue de leur chanteur fusillé... Mais en même temps, ce ne sera qu'une vermine de moins sur Terre...
Il tombe à genou, la douleur se lisant dans son regard, une main sur sa jambe en sang...
Je commence à tourner autour de lui, tout en lui parlant.
- Tu vois Bill, un monstre, une horreur comme toi ne mériterait même pas d'avoir deux jambes...
Je me remet face à lui.
- Alors, je vais te faire le plaisir d'accomplir ce devoir...
Je vise sa jambe valide, et tire, juste au-dessus du genou.
Un cri déchirant sort de sa gorge. J'ai dû lui péter la rotule... tant mieu.
Ses vêtement sont gorgés de sang. Le sang d'un démon...
- Arrête..., me supplit-il.
- Quoi, tu es déjà fatiguer ? Mais je croyais qu'un monstre comme toi était immortel...!
A la fin de la phrase, je lui écrase le genou ensanglanté. Un nouveau cri vient déchirer ses cordes vocales. Un cri savoureux, un cri de douleur et de souffrance, un cri qui me fait éclater de rire.
Reprenant sur soi, il me hurle de toute les forces qui lui reste :
- ARRÊTE TU N'OSERAS JAMAIS ME TUER !!
Mauvaise idée...
Il retombe sur le dos, complétement exténué d'un tel effort.
De ma voix la plus mauvaise, la plus haineuse, je lui rétorque :
- Tu sais, une victime de moins ou de plus, ça ne changeras rien... surtout si c'est toi...
Je recommence mon petit tour autour de lui.
- Toi, tu n'est rien... rien qu'une vermine, un salopard qui a tout perdu...
Je m'accroupie, et lui souffle à l'oreille :
- Oui, tu as tout perdu... Ton frère, ton ami, ton groupe, ta célébrité... ton amour.
Il se retourne soudain et me donne un coup de poing en pleine face.
Je me marre. Comme ça, il veut se défendre ?
De ma voix la plus forte, je m'exclame à la salle :
- Chers fans ! Vous venez d'assister à la chute du groupe ! Mais ce n'est pas fini... Sous vos yeux, vous aller vois comment meurt une horreur de trop sur Terre... Alors, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, vous pouvez dire Adieu...
Je tourne mon regard vers Bill, et dans un souffle de haine, je murmure pour moi-même :
- A l'ange noir qui m'a volé mon amour...
Je lève mon arme vers ce monstre, mais ne tire pas...
Je veux qu'il soit humilié avant tout...
Je m'avance vers lui, pauvre chose ensanglanté pas terre, le sang de son misérable corps le quittant peu à peu, pour le laisser glisser lentement dans les ténèbres...
Arrivé devant lui, je lui dit :
- Bill Kaulitz, va pourir en enfer, et ne revient plus jamais jeter ton sort sur de pauvres âmes innocentes...
Je lui crache à la figure, lève mon revolver, et tire.
Un océan de hurlements s'abat sur moi tel une gifle.
Bill tombe une bonne fois pour toute sur le sol dur, la balle ayant attérit dans son front.
Je le regarde, je le méprise... Ils ne reviendra plus jamais...
Ma mission est accomplie...
Je me mets face au public, et lui hurle :
- Je ne vous demande pas de me remercier ! Je n'est fait que mon devoir ! Je vais désormais partir rejoindre mon amour qui m'attend là-haut...
Le revolver sur la tempe, le doigt sur la gachette, je ferme les yeux, et sourie.
Mon coeur, j'arrive.
Je tire.
Plus rien.





______________________________________________________________________________________________________

Je n'ai rien dire. Seulement, ce one-shot, je l'ai écrit parceque j'en avais besoin. Besoin de retirer tout ce que j'ai sur le coeur. Et je peux vous dire qu'il m'a aider. Je vous demande pas de comprendre. Si il ne vous a pas plût, je peux comprendre.

Sur ce je vous laisse, de nouvelles idées étant en moi...!

Bisou


Sacha

# Posté le vendredi 07 décembre 2007 11:17

Modifié le samedi 03 mai 2008 10:43

[O]ne [S]hot number [4]

[O]ne [S]hot number [4]
.
.
.
.
.
.
.

Sans toi, je ne suis rien...





Allongé sur le toit, il avait l'impression que le visage de Lisa se reflétait dans la pâleur de la lune. Il désirait la rejoindre, malgré le fait qu'il lui en voulait de l'avoir abandonné. Son doux visage, ses yeux gris, sa belle chevelure dorée, et son rire hantaient ses nuits. Maintenant il était seul. Seul ? Elle était partie retrouver les anges, et il souhaitait suivre sa route. Il avait quitté la chambre qu'il occupait dans son appartement à Hambourg quelques minutes plus tôt, personne ne l'avait remarqué parmi ses colocataires. Il voulu pendant quelques seconde sauter du toit, où il était maintenant couché, mais cette idée l'abandonna vite, s'il voulait mourir, autant périr le plus près d'elle. Il se redressa et sortit un couteau de sa poche, posa le dos de la froide lame sur son poignet droit, un frisson lui parcourut le bras. Il commença par se faire une légère coupure, quelques picotements se firent ressentir dans les secondes d'après, puis s'entailla plus profondément deux autres fois sur ce même poignet. Il changea l'arme de main, il avait mal, il souffrait mais peu importe, ses sourires vivaient pour elle, ses larmes coulaient pour elle, sa douleur et sa souffrance aussi, ainsi que son sang. Il coupa trois fois son poignet gauche, les entailles étaient plus profondes les unes que les autres, le sang coulait a gros bouillons. Ses oreilles sifflaient, sa vue était brouillée, il se coucha et attendit.

Tom se retournait dans son lit depuis une heure, il n'était pas fatigué. Il décida enfin de se lever et s'en alla dans la cuisine. Il savait que Bill n'allait pas bien du tout depuis la mort de Lisa, mais en ce moment c'était pire, arrivé devant la table Tom ressentit une douleur atroce qui lui foudroya la poitrine, ce fut si fort qu'il du se retenir de ne pas tomber, et s'empoigna le T-shirt face au c½ur. Maintenant, il ne sentait plus Bill ou que très peu, il lui manqué une partie de lui, il monta sur le toit sans en connaître la raison, il avait juste un pressentiment ... un mauvais pressentiment . Là-haut le spectacle s'offrant à lui, lui arracha un cri d'effroi et de douleur. Son frère jumeau gisait là sur le sol dans une marre de son propre sang. Il se précipita vers lui, s'agenouilla à ses côtés puis le pris par les épaules et le secoua espérant de tout c½ur que Bill se réveille, il le voyait respirer mais il voulait le voir parler ou ouvrir les yeux, lui montrer un signe de vie. Rien ne marchait, il déchira la nuit froide d'un cri de désespoir, et réveilla Georg et Gustav par la même occasion. Il attrapa son téléphone portable et tapa le numéro des pompiers, il pleurait sans pouvoir se stopper. Les pompiers arrivaient, Tom pris Bill dans ses bras et dévala toutes les marches de l'immeuble de 8 étages en même pas deux minutes.

Gustav et Georg étaient sortis simultanément de leur chambres. Ils étaient partis voir dans la chambre de Tom alertés par son cri qu'ils reconnurent parfaitement puis dans celle de Bill, évidemment elles étaient vides. Ils craignaient le pire et avaient raison. Les musiciens décidèrent du regard de descendre, même si tout les deux étaient en caleçon. Ils descendirent les escaliers le plus rapidement possible. Dès que les portes de l'immeuble s'ouvrirent, ils virent Tom assis sur une vasque de fleur, tenant Bill inerte dans ses bras. Ses poignets saignaient toujours et Tom sanglotait en les regardant. Georg courut vers les jumeaux, les larmes au yeux, tandis que Gustav était resté paralysé devant cette scène :
« - Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Tom répond moi, je t'en supplie !!Le bassiste cachait mal sa peur et hurla presque ces mots.
-Je ... c'est Bill ... ... il s'est ouvert les veines ... Oh Bill ... Bill. Le jeune blond sous le choc avait du mal à former une phrase. »
Il avait les yeux maintenant rivés sur le visage de son frère, il attendait toujours vainement une réponse, des sirènes se firent entendre. Un camion rouge se montra, des pompiers en sortirent avec un brancard, ils embarquèrent le brun, mais alors que le dreadeux voulut monter un pompiers lui barra la route.
« - Désolé jeune homme vous ne pouvez pas venir, habillez-vous correctement et rejoignez nous à l'hôpital le plus proche.
-NON, je veux monter avec Bill, dit-il à cet homme JE VEUX MONTER AVEC MON FRERE, il hurla ces derniers mots . »
Les portes du camion s'étaient fermées, Tom était tombé à genoux, la pluie commençait à tomber, il releva la tête vers le véhicule qui partait et murmura un « S'il vous plait » à peine audible.
Gustav avait enfin réagit et était partit voir Tom, il s'était agenouillé devant lui et l'avait serré dans ses bras :
« - Il va s'en sortir, je te le promet
- Gustav il m'a abandonné, pourquoi il a fait ça ? Moi ... moi ... j'étais là.
- Il ...il l'a pas vu ...
- IL M'A OUBLIE
- Mais non Tom dit pas ça, je suis sur que au fond de lui, il avait une pensée pour toi, et puis IL EST PAS MORT.
- Arête de mentir pour me faire plaisir
- Tom reprends-toi on monte s'habiller, et on part à l'hosto, tu peux pas le laisser ... on peut pas le laisser, alors debout
- oui » Tom s'exécuta sans rien dire, Gustav n'avait jamais été autoritaire, ils étaient tous inquiets. Et coururent jusqu'à leur chambres respectives. Tom mis un T-Shit noir XXL, avec un bandeau accompagné d'une casquette noir, et un jean. Gustav et Georg étaient habillés d'un jean et d'un T-Shirt noir, avec une casquette bleue marine pour le batteur, et une grise pour le bassiste. Tom pris également soin de prendre un sac d'affaire pour son frère. Georg pris une voiture au garage sans appeler de chauffeur. Il conduisait plus rapidement que nécessaire mais quand même assez raisonnablement, le voyage se passa dans un silence tendu, aucun d'entre eux n'avaient envie de parler, ils avaient les mêmes sentiments figés sur leur visages : la peur ... l'inquiétude ... la culpabilité.
Arrivé à l'hôpital, Tom descendit le premier de l'automobile, et courut jusqu'à l'entrée attendant que ses compagnons descendent. Il avait refoulé ses larmes et s'était dirigé vers l'accueil :
« - la chambre de Bill Kaulitz, s'il vous plait ? demanda-t-il totalement affolé
-Il est en réanimation, veuillez attendre dans le couloir du troisième étage ! dit-elle froidement
-Pourquoi il est en réanimation ? IL A QUOI ? Il hurla sa dernière question sans faire attention au monde qu'il y avait autour. Georg et Gustav qui étaient arrivés au moment où il avait crié s'étaient dirigés en courant vers lui, Georg avait essayé de le faire le regarder, mais il s'était écroulé mollement au sol. La dame de la réception dans un éclair de lucidité et sûrement de pitié demanda à Gustav :
« - Il est de la famille de ce Bill Kaulitz ?
-Oui, c'est même son jumeau !
-Oh, je suis désolé, c'est dans le couloir du troisième étage, des médecins vous informeront quand il y aura du changement, il est réanimation. Gustav décrocha de la conversation, et porta son regard sur Tom, il comprenait mieux sa réaction. Georg l'avait relevé, et il se dirigèrent vers l'ascenseur. Ils attendirent trois heures dans le couloir, tout les trois pleuraient silencieusement. Ils ne savaient plus où ils en étaient, ils avaient extrêmement peur pour Bill. Malgré qu'il respirait encore, il avait perdu beaucoup de sang. Ils étaient tout les trois coupables à leur yeux, ils n'avaient rien su faire, ils n'avaient pas pu l'en empêcher. Depuis la mort de Lisa sa petite copine Bill ne sortait plus de sa chambre, il n'allait pas bien, il l'avait aimée profondément, et l'aimait encore, elle lui manquait tellement qu'il venait de tenter de se suicider pour la rejoindre, il se sentait si injustement seul. Tom avait l'impression que Bill l'avait oublié, mais s'en voulait également de ne pas être venu le voir, de ne pas l'avoir consoler. Gustav, Georg et lui avaient jugé bon de le laisser seul, mais c'était tout le contraire.
Enfin, un médecin sortit, les jeunes hommes ravalèrent leurs larmes pour faire bonne figure, et ne pas se montrer aussi désespérés qu'ils l'étaient. L'homme en blanc s'avança vers eux, et accosta Tom en premier.
« -Monsieur Tom Kaulitz ?Le médecin avait un air grave, qui n'échappait aucunement aux adolescents impatients.
-Oui, c'est moi, je ... comment va-t-il ??la voix de Tom tremblait dangereusement.
-Nous sommes désolé on a fait tout ce qu'on a pu, mais après son arrêt cardiaque dans le camion il , sa voix était neutre ça dégoûtait les jeunes hommes autour, mais pas autant que les paroles qu'il était en train de leur infliger. Georg fut le premier a réagir et coupa le docteur.
-IL EST MORT ? Georg cria ces mots, les larmes avaient repris possession des trois musiciens.
-C'est à dire que ...
-Oui ou non, merde, arrêtez de nous faire attendre comme ça ... il a quoi ?Gustav essayait tant bien que mal de ne pas être vulgaire, et de ne pas s'emporter comme l'avait fait le bassiste
- Je vous en supplie dite-nous qu'il va bien. Le guitariste avait murmuré cette phrase et tout le monde l'avait entendu, l'émotion étreint même le docteur qui pris un voix plus douce et rassurante, il n'avait vu que très peu souvent des personnes tant aimer leur amis, ou frère ...
-Il est dans le coma car il a fait un arrêt cardiaque pendant le trajet, quand vous irez dans sa chambre vous pourrez lui parler il entend. Mais bien sûr il ne pourra pas vous répondre, le fait que vous parliez peut l'aider a revenir parmi nous. Sachez quand même qu'il peut rester quand cette état quelques jours quelques semaines, voir plusieurs mois ou année, mais surtout ne désespérez pas. Mais avant il faut qu'on parle tout les quatre.
-Je ... merci de tout nous avoir dit, mais de quoi voulez-vous qu'on parle. Gustav venait de reprendre la parole, il était la raison du groupe sans lui cette instant aurait fini d'une façon beaucoup plus tendue.
-Je voudrais savoir pourquoi il a tenté de se suicider ? Avec des amis comme vous à ses côtés je ne comprends pas.
Gustav et Georg s'étaient regardés ils jugeaient que c'était à Tom de lui expliquer et il l'avait bien compris, il sécha les perles salées qui coulaient sur ses joues et pris la parole la voix peu assurée. Il fixait le médecin.
-Lisa la petite amie de Bill est morte depuis même pas deux semaines dans un accident de voiture. Mon frère l'aimait beaucoup et à sa mort, il s'est enfermé dans sa chambre, il ne sortait à peine que pour les repas. En fait il a commencé une dépression, mais nous on a pensé que s'était mieux de le laisser tout seul. Mais je pense qu'il a voulu la rejoindre car elle lui manquait trop. »
Tom commençait à sangloter tandis que Gustav et Georg pleuraient en silence. Le médecin pris alors Tom dans ses bras, et le guitariste serrait fort le docteur qui n'avait jamais eu un tel geste de tendresse pour la famille d'un de ses patients. Mais la détresse de ces jeunes hommes l'avait profondément touchée. Bientôt Gustav et Georg se joignirent au câlin après un petit geste de tête du médecin. Quelques minutes plus tard Tom releva la tête et chuchota un « merci » s'adressant au médecin, ils se séparèrent. L'homme de science repris la parole :
« - Tu es le frère de Bill, non ? j'ai l'impression que tu es plus ...
- Je suis son jumeau
- Ah, d'accord je comprend mieux. Vous pouvez entrez mais il est tard vous ne retournerez que demain chez vous.A l'heure que vous voudrez, après il faudra se plier aux horaires de visites, c'est à dire de neuf heures le matin à sept heures le soir. OK ??
- OK.
- Au fait, je suis le Docteur Maxime Stakslawiski, appelez moi Max
- Moi c'est Georg
- et moi Gustav»
Les trois garçons entrèrent dans la chambre. Le teint pâle de Bill faisait presque peur, ses poignés étaient bandés, il était couché sur un lit blanc, quatre fauteuils rouges étaient installés autour du lit du chanteur. Ce qui donnait un peu de couleur à la pièce, Tom posa le sac qu'il avait gardé dans les mains à coté de la table de nuit de son petit frère. « petit frère ... petit frère ». Ces mots raisonnaient dans la tête de Gustav, Georg ainsi que Tom, Bill était son petit frère à raison de 10 minutes, ils auraient du le protéger. Les trois jeunes hommes avaient bougés les sièges Tom pris la main de son frère dans la sienne, sa fraîcheur lui arracha un frisson. Gustav et Georg s'étaient mis face au guitariste. Les yeux remplis de larmes, du bassiste et du batteur se fermèrent, et leurs corps se déposèrent sur le lit du malade. Tom se pencha vers le visage de son « petit frère » , puis lui déposa un baiser sur le front avant de le dégager de quelques mèches vagabondes. Alors le guitariste susurra à l'oreille de son jumeau, la voix tremblante, et les yeux fermés :
« Désolé de ne pas t'avoir consolé, de ne pas être venu mais ne m'abandonne pas, si tu meurs, je meurs... »
Le dreadeux mis délicatement sa tête sur le torse de son frère et s'endormit avec les battements du c½ur du chanteur entre deux mondes.

Bill était dans un endroit blanc, tout blanc. Aucun vent ne lui caressait le visage, aucune chaleur le faisait transpirer, aucunes sensations, aucunes personnes qu'il connaissait, pas de Lisa. Les sentiments étaient les seuls choses qui lui restaient dans ce monde immaculé où les souvenirs de sa dernière soirée n'étaient pas encore arrivés. Il était debout scrutant l'étendu de la couleur des anges autour de lui, ses cheveux étaient lisses, son visage sans maquillage, il n'était vêtu que d'une blouse blanche, tout ses artifices lui avaient été retirés... Peu à peu quelques images de son passé ressurgirent, il se voyait se couper les veines une première fois, puis une deuxième et une troisième fois qui apparaissait en boucle comme un film abîmé. Soudain il voyait Tom pleurant à genoux sur la route criant, implorant de venir avec son frère, et murmurant un « S'il vous plaît » que personne qui faisait parti de la scène n'avait entendu. Alors il observa le dialogue de Gustav et son frère, il en fut plus qu'ému, il venait de comprendre ce qu'il avait fait, et ne se doutait pas des réactions que ça pouvait engendrer. Il ne se doutait pas que ses proches l'aimaient autant, il se croyait seul et se rendait compte qu'il avait tort. Il aurait voulu crier à son frère, qu'il était toujours là, qu'il ne l'avait pas oublié, qu'il arriverait bientôt. Mais il ne le pus pas, à quoi bon mentir, il pensait qu'il était mort. La vie la haut serait meilleur pour lui, même si il ne retrouvait pas Lisa aujourd'hui, ce serait très bientôt, il le sentait : il en était sûr. Après tout c'était pour ça qu'il s'était suicidé, quand Bill Kaulitz faisait quelque chose il allait jusqu'au bout, maintenant, il ne pouvait plus reculer. Alors une nouvelle image lui apparu, Tom, son frère, sa moitié, penché sur son corps couché sur un lit d'hôpital, lui chuchotant qu'il était désolé, qu'il ne fallait pas qu'il le laisse, que si il mourrait son jumeau mourrait également. Bill joua la carte de l'insensibilité, faisant semblant de ne pas être affecté par les mots d'une des personnes qui comptait le plus dans sa vie, ou plutôt d'une des personnes qui constituait sa vie. En réalité Bill avait était touché au c½ur, « qu'ais-je fais ?» se demandait-il, cette pensée fut vite remplacée par la voix de Lisa. Oui, la voix de Lisa venait de retentirent dans cette antre blanche.
« Bill »
Pris de panique le brun se retourna puis fit un tour sur lui même, alors une petite blonde au yeux gris lui apparut ... Lisa.
Il courut jusqu'à elle pour l'enlacer, mais il la traversa, elle était transparente ... Le chanteur se mis face à elle, sonné, et lui dit d'une voix solennelle :
« -Je t'aime
- Moi aussi, je t'aime Bill, mais t'as pas le droit d'être ici, son ton se voulait grave
- Je suis où ici ? Au paradis ??
- Non, Bill, ici, tu es entre le monde des morts et celui des vivants.
- Mais ... pourquoi ?
- Parce que t'es dans le coma et que ta place est en bas avec tes amis, ta famille ... ton frère.
- Mon frère peut très bien s'en sortir tout seul, il n'a pas besoin de moi. Je n'ai pas besoin de lui. Il s'était sentit obligé de rajouter sa dernière phrase, peut-être pour s'en convaincre.
- C'est ce que tu crois ...
- J'en suis sûr. Pourquoi je peux pas te toucher ? Il changea savamment de sujet.
- Car je suis pas de ton monde, toi, tu appartiens encore aux vivants, moi, je suis bel et bien morte, tu peux encore être en bas avec les tiens. Il faut que tu vives sans moi Bill.
- Je veux être avec toi, je peux pas affronté la vie sans toi.
- Serais-tu lâche Bill Kaulitz ?
- Je t'interdis de dire ça.
- Je m'en vais, t'auras qu'à m'appeler quand tu seras prêts ... quand tu auras compris.
- Mais... » C'était trop tard, elle s'était déjà envolée.
Et un espèce d'écran dévoila ce qu'il se passait en bas dans la chambre, près de ses amis. Qui dormait à ses côtés. Il se sentait coupable, tant de souffrance que pour lui. Qui l'eu cru ? Il se disait que ça allait être dur pour eux, et aussi pour lui, quand il sera mort. Car là, il ne l'était pas totalement. Il ne voulait dans pas redescendre.

Le lendemain matin Tom se réveilla seul, il aurait voulu croire que ce qui c'était passé la veille ne soit qu'un cauchemar. Qu'un mauvais rêve qui n'aurait eu aucun sens dans la réalité. Gustav et Georg étaient sûrement partis boire un café. Il ne se trompait pas, Gustav arriva dans la chambre 3 café en main. Tom se redressa, et se força à sourire à ses amis, qui en avait eux aussi fait l'effort. Ils se rassirent à leurs places, Gustav tendit la boisson à Tom qui l'attrapa par dessus Bill. Ils burent chacun leurs cafés. Tom se proposa pour les mettre à la poubelle dans le couloir. Il n'arrivait plus à rester avec son frère, c'était dur ... trop dur, lui qui était si joyeux, si rieur, lui qui aimait tant vivre ... Lui qui l'avait abandonné. Tom pris sur lui, et retourna dans la chambre, Il aurait bien voulu suivre les pas de Bill, le rejoindre , mais il ne pouvait pas, Gustav et Georg étaient là et comptaient encore sur lui, que ferait-il sans eux ? Comment Tokio Hotel allait-il finir ? Si Bill mourrait comme le croyait Tom : il n'y aurait plus de Tokio Hotel. Mais ce n'était pas du tout le moment d'y penser. Il était 12h. Aucun d'entre eux n'avaient faim. Personne n'avait envie de partir et de quitter Bill, malgré ça, dans 7 heures, il faudra le laisser, 7 heures qu'il passera endormi. Gustav et Georg savaient que s'ils laissaient Tom seul avec Bill, il pourrait arrivait un autre malheur. Les jumeaux Kaulitz s'était « Jamais l'un sans l'autre ». Souvenez-vous quand Bill s'était fait piquer par une guêpe, Tom l'avait ressentit. Alors si Bill nous abandonnait pour le pays des anges, que ferez Tom à votre avis ? Les musiciens, ne voulaient pas parler mais se souvenant que ça pouvait aider Bill, Georg brisa la glace. Il annonça sur le ton de l'humour :
« - Tu sais Bill, si tu nous laisses tomber, je récolterais toute les plus belles filles d'Allemagne.
- Pff . T'inquiète pas pour ça, ça sera moi, c'est bien connu JE SUIS LE BATTEUR LE PLUS SEXY DE LA PLANETE. Gustav parlait aussi même si c'était pour dire des choses aussi stupides, peu importe. »
Ils se turent quelques instant, espérant tous en silence que Bill se réveille après ses deux répliques. L'amitié rend naïf, au moins autant que l'amour rend aveugle ... Tom ne réussit qu'à dire quelques mots très touchant à son frère :
« - Et, t'as pas le droit de nous faire ça ... »
Il se demandait combien de temps il allait tenir, sans lui. Les jumeaux n'avaient pratiquement jamais été séparés. Et même si ils étaient proches de corps, ils étaient quand même éloignés d'esprits : dans deux mondes différents. Tom alla aux toilettes, Gustav s'inquiétant de ce qu'il était capable de faire partit l'attendre. Pendant ce temps là Georg était seul, il fixait Bill :
« Tu sais, si tu reviens pas vite, Tom va faire une connerie, je sais même pas comment nous on tiens sans toi, ça nous enlève quelque chose quand t'es pas là. Nous étions ... sommes comme des frères, mais nous n'avons aucunes parentés. Imagine comment ton jumeaux doit supporter ça. Ne soit pas égoïste, ne le laisse pas, ne nous lâche pas. J'ai peur pour Tom ... Bill, il survivra pas longtemps comme ça ... peut-être même que demain il t'aura rejoint, mais je préfère plutôt espérer que demain ça sera toi qui sera de nouveau parmi nous. J'ai l'impression que ça fait des siècles que t'es dans le coma, alors que c'est que depuis hier. C'est comme pendant les deux dernières semaines où tu nous as manqué alors que t'étais à côté, t'imagine pas comment tes attitudes de bout en train et ton humour sont attachants.
Et moi là je pense que j'ai l'air con à parler à quelqu'un qui ne répondra pas et qui peut-être n'entend même pas. »
Une unique perle salée coula le long de la joue de Georg. Une main venait se poser sur son épaule. Il se tourna lentement la tête pour apercevoir Tom dont les joues étaient mouillées de larmes et Gustav les yeux embués. Le jeune bassiste se leva, et pris ses deux « frères » dans ses bras. Etant fils unique, ils étaient, avec ses parents, sa seule famille. La perte d'un frère serai pour lui autant que pour n'importe qui une tragédie. Ce geste d'affection était grave, jamais ils n'avaient été aussi soudés, et il a fallu qu'un tel évènement arrive, pour qu'ils soient si proches. Tom murmura à l'oreille de Georg :
« T'as raison, je tiendrais pas longtemps »
Il était alors 17 heures. Les garçons se séparèrent et se rassirent.
Les deux heures, passèrent lentement, tous espérant un geste de la part de Bill, tous étant déçu. Les garçons se levèrent en silence. Georg passa la porte, suivit de Gustav et Tom, qui jeta un dernier regard à son frère. Ils baissèrent la tête dans le couloir, aucun d'entre eux n'était beau à voir. Ils avaient les yeux explosés, cernés, le teint pâle. Il descendirent par l'ascenseur, ne se doutant pas de ce qui leur attendaient en bas. Devant les vitres de l'hôpital ; à côté de l'accueil, des dizaines de photographe et journaliste les attendaient. Dès qu'ils furent arrivaient dans le couloir principal, les musiciens commençaient déjà à se faire fusiller de flash. Sans garde du corps ça aller être dur de passer. La colère emplie les jeunes hommes qui sortirent tant bien que mal de ce bâtiment, traversèrent l'armée de parasites, et coururent jusqu'à la voiture. Georg voulu démarrer mais les paparazzis l'en empêcher en encerclant a voiture. Il descendit une fenêtre et leur demanda en criant, avec la voix la moins rassurante et la plus assurée qu'il avait :
« DEGAGEZ »
Rien, cette action n'avait rien changée, Tom ouvrit le toit ouvrant et passa sa tête par dessus.
« Laissez nous tranquille ! Arrêtez de nous voir simplement comme des produits. On a des sentiments aussi, et on aimerez avoir un minimum de respect, alors foutez le camp. Et que je ne vous revois plus jamais autour de ce bâtiment. Vous avez compris ? PLUS JAMAIS »
Les mots que Tom venait d'employer étaient a la fois touchant et menaçant ; Lorsqu'il les avait crier, il pleurait. Mais cette fois ci pas seulement des larmes de désespoir et de tristesse, également des larmes de colère et rage.
Tom ferma le toit ouvrant, se rassis dans la voiture et s'attacha. Les adolescents partirent en direction de leur appartement dans le calme. Gustav alluma l'autoradio, mais l'éteignit immédiatement à la demande de Tom. Le CD se trouvant dedans était un de Nena, Bill l'avait acheté en compagnie de Tom des années plus tôt. Rien de mieux pour remuer le couteau dans la plaie. Lorsqu'ils arrivèrent, leurs c½urs furent comme transpercés, il restait une tache de sang par terre, les amis essayèrent de ne pas regarder et montèrent. Ils entrèrent et grignotèrent une pizza réchauffée, plus pour manger, que parce qu'ils avaient faim. Puis se couchèrent, la réalité hanta cette nuit. L'image de Bill inconscient, en bas de l'immeuble puis à l'hôpital ne les quittait plus. Au bout de quelque heure de réflexion Tom s'endormit, et même dans le sommeil la culpabilité ne le lâchait pas. Durant cette nuit, il fit le rêve, ou plutôt cauchemar, le plus déroutant, le plus douloureux de sa vie.

« Il était 6h Tom se leva, et partit préparer le petit déjeuner. Le bassiste et le batteur pénétrèrent dans la cuisine en même temps. Ils lui adressèrent des regards chargés de haine et de colère. Tom baissa la tête les yeux embués de larmes. Georg lui cracha à la figure :
-Tout est de ta faute
Le pauvre Tom sentit les morceaux de son c½ur déjà brisé, se rompre à nouveau. Il ne trouvait rien à répondre, il le savait que c'était de sa faute, il n'avait pas été à l'écoute. Et pour bien enfoncer le couteau dans la plaie, Gustav rajouta, ironiquement :
-Mais non, voyons c'est pas de sa faute, c'est jamais de sa faute. D'ailleurs c'est moi, son frère jumeau, et j'aurais du aller lui parler .. oh , je m'en veux tellement...
Les mots employés par ses deux meilleurs amis étaient méchant ... désobligeant ... il était blessé ... il avait mal. Il avait tout perdu, la joie de vivre, le sourire, ses amis, son jumeau. Tout. Ils déjeunèrent dans un silence glacial et stressant, les dreadlocks sur le visage du guitariste, cachaient les larmes qui dévalaient ses joues. Il partit se doucher et s'habiller. Il fut très rapidement prêt. En lorsqu'il passa la porte, Gustav lui cria :
-On se prépare et on arrive.
-Je ... Ok
Il descendit les escaliers sans se presser, il avait de l'avance. Un chauffeur l'attendait déjà devant la porte de l'immeuble, il entra, et n'eut même pas besoin de dire l'endroit où il voulait se rendre que le chauffeur lui dit :
-L'hôpital, n'est-ce pas ?
-Je oui, comment savez-vous ? Répondit Tom déstabilisé.
-Mais fille adore votre musique, et la nouvelle circule déjà sur Internet et les journaux à scandale se vendent comme des petits pains, elle est bouleversée ,je suis vraiment désolé pour votre frère. Je suis sur qu'il va s'en sortir, il ne peut pas vous abandonner, vous lui portez trop d'amour, tellement de personne sont en train de prier pour lui en ce moment. Alors ne vous désespéré surtout pas. Dieux veillera sur votre frère et vous.
-Merci, ce fut le seul mot que le guitariste put prononcer.
Ce chauffeur avait su utiliser les bons mots, maintenant, il se sentait moins seul. Et il se surpris lui même à prier à voix murmurer, dans la voiture « Mon dieu aidez-nous, je vous en supplie ne nous séparez pas, je vous en supplie. ». Ils arrivèrent vite et Tom lui tendit une grosse liasse de billet. Il sortit de l'auto, et courut jusqu'à l'entrée. Il monta, les trois étages. Lorsqu'il atteint le couloir où se trouvait la chambre de son frère, il fut effrayé par un vacarme d'infirmier et médecin qui se trouvaient dans la chambre de Bill. Il courut. Et se mit devant la vitre. Il entendait un long « bip », un médecin deux espèce de plaque dans les mains, il les frotta, puis les plaça sur le torse de son frère qui se souleva. Ca lui faisait mal ... de voir son frère comme ça ... Le médecin déclara
-Encore un fois et après on arête.
Il recommença, mais le bruit de la machine était le même.
-On l'a perdu. Décès à 8h47
Les infirmiers rangèrent les ustensiles ; le médecin quitta la chambre ; Et aperçut Tom, c'était encore Max. Tom était resté paralysé, il était mort, Bill était mort, il ne réalisait pas. Le médecin, le regarda, le pris par les épaules et lui susurra :
-On a rien pu faire.
Tom réagit alors, et entra dans la chambre. Il pris Bill par les épaules et le secoua l'implorant de se réveiller. Il hurla une dernière fois Petit frère. Il s'effondra en larmes sur Bill. Le prenant dans ses bras. Il ne répondrait plus jamais.
-Mon Bill, mon petit frère, réveille toi, je t'en conjure... mon petit frère ...
Pendant une heure il serra dans ses bras le corps glacé de Bill.
Gustav et Georg débarquèrent. Ils virent Tom pleurer dans les bras du chanteur, et furent dégoûtés, Georg ne trouva qu'à lui dire.
-T'as vu ce que tu as fait, tout est de ta faute, tu l'as tué, t'as tué ton frère jumeau et maintenant t'es tout seul. T'as plus d'amis, plus de famille. Ca serait vraiment un miracle que tes parents veuillent encore de toi. »

Tom se redressa en sueur dans son lit, criant :
-Nooooon. Bill, Gustav, Georg, M'abandonnez pas.
Il se recroquevilla sur lui, en sanglotant. A la fois soulagé et effrayé d'être de retour dans la réalité. Et si ça arrivé ? Gustav et Georg, alertés par les cris accoururent voir Tom. Gustav le prit dans ses bras et lui demanda ce qu'il se passait. Tom leur raconta son rêve.
Georg le rassura :
-Tom on sera toujours avec vous, aussi bien toi que Bill ; Et même si Bill ne s'en sortait pas ce qui n'arrivera pas. Jamais, tu entends bien, JAMAIS. On te laissera tomber.
Peu à peu Tom se calma, apaisé par la présence de ses amis.
Ils se préparèrent en silence. Et descendirent l'immeuble par les escaliers. Là, un taxi qu'avait commander le batteur les attendait. Très rapidement, ils purent apercevoir l'hôpital. C'est alors que le cauchemar de Tom lui revint en tête. Il fut prit de tremblement incontrôlables, Georg le remarqua, et l'interrogea du regard. Gustav qui sentait que quelque chose n'allait pas, décrocha son regard de la vitre. Tom répondit enfin, à l'interrogation du bassiste.
-Imagine qu'il est mort ...
Gustav, redoutait que Tom se pose de telle question. Il le consola alors en juste en lui assurant qu'il n'était pas mort. Ensuite pour en rajouter une couche Georg lui fit remarquer.
-je suis sur que tu l'aurais sentit s'il y avait eu quelque chose.
Pour lui même Tom murmura « Je ne suis plus sûr de rien ...»
Enfin parvenus à l'hôpital, les garçons descendirent, puis Gustav paya la note. Le chemin fut, morose, Tom avait le c½ur serré. Il avait peur que son cauchemar se réalise. Mais dans la chambre, rien n'avait changé, Bill était toujours là, inconscient, froid, endormi. Tom était désespéré. Et si Bill ne se réveillait jamais ? Comment ferait-il lui ? Comment ferait-il pour vivre ?

Bill avait eu une rude journée et une rude nuit dans lesquels, il n'avait pas quitté une seul fois l'écran des yeux. Il souffrait, ça lui faisait extrêmement mal de voir à quel point on tenait à lui. Lors du rêve de Tom, une unique larme coula le long de sa joue. Comment pouvait-il l'abandonner comme ça ? Il se rendait compte qu'il avait « peut-être » commit une erreur. Mais trop orgueilleux. Il espérait encore, pouvoir monter ... Se rendait-il compte du mal que son absence provoquait ? Oui. Se voilait-il la face, pour encore croire, qu'on pourrait vivre sans lui ? Oui. Lisa apparut alors, encore une fois, elle se dirigea, vers Bill qui s'était agenouillé pour mieux voir l'écran. Elle s'assit à ses côtés et sans même un regard, elle lui annonça :
« -C'est bon, t'as compris, tu veux redescendre ?
-Non, non et re-non ! Lisa, je veux aller au paradis avec toi !
-Ne te rends tu pas compte du mal que tu leur fais
-Il s'en remettront
-Tu me dégoûtes !
-Pardon ?!
-T'as très bien entendu, alors maintenant, je reviendrais que quand tu seras prêts et que t'auras compris. Et sache, que t'as intérêt que ça soit avant que l'irréparable soit commis. »
Encore une chance de monter, qui me file entre les doigts pensait-il. Elle ne comprenait rien. Elle était encore partit. Mais qu'y avait-il a comprendre. Lui il avait tout compris. Il voulait, juste être avec Lisa.

Pendant ce temps, Tom avait reprit sa place de la veille. Gustav et Georg s'étaient endormis. Tom donnerait tout pour que Bill soit avec lui, et si ça n'arrivait pas bientôt ça serait lui qui irait le rejoindre. Il n'en pouvais plus de ce manque. Ils étaient plus proches que la plupart des autres jumeaux. (pas de twincest) Ils ne pouvaient pas vivre l'un sans l'autre, ils étaient fusionnels.Ca ne pouvait plus durer comme ça. Si Tom restait là il allait devenir fou. Il entreprit donc de monter sur le toit pour prendre l'air, et qui sait, de peut-être pas en redescendre, en tout cas, pas par là où il était monté. Il s'assit sur le sol, et se remémora tout ses bons souvenirs, qu'ils avaient vécus ensemble. La fois où quand ils avaient 7 ans, Tom voulait absolument avoir en sa possession une petite gourmette qui avait été offerte à son frère. Et gentiment Bill lui avait donnée, depuis il l'avait toujours au poignet. Aussi, pendant le divorce de leurs parents, à six ans. Ils l'avaient très mal vécus, surtout Tom, il ne voulait plus voir ses copains, il voulait juste que papa et maman, se remettent ensemble. A ce moment seul Bill avait pût le consoler. Ils se rappelait aussi les bons moment. Comme ce 15 Août 2005, le jour de la sortie de leur premier single. De leur première répèt', avec Gustav et Georg, de ce début d'amitié qui depuis n'a jamais cessé. Du succès, des fans. Tout, Tom se repassait dans la tête toute leur vie, tout les moments qu'ils avaient passé ensemble. A chaque souvenir les flots se déversant de ses yeux devenait de plus en plus forts. Il se leva, et s'assit sur le petit muret, dos au vide ...dos à la mort.

Bill se sentait de plus en plus mal. Il commençait tout juste à se dire, que tout ça ne servait rien. Que faire souffrir ses amis et son frère, alors que Lisa ne voulait pas de lui au ciel, était inutile. L'écran, s'était stoppé sur l'image de Gus, et Georg endormi. Tom qui était resté la-haut ne faisait pas partit de la scène que regardait le brun. Bill pensait qu'il ne ferait jamais rien, qu'il ne penserait jamais à se suicider... encore une erreur de sa part. Et si, il ne revenait pas, que ferait réellement Tom. C'est alors que Bill, essaya enfin de se mettre à la place de Tom. Il en arriva à la conclusion, qu'il n'aurait même pas tenu la première nuit sans son frère, il se rendit compte a quel point il tenait à la vie... Quel égoïste je suis, cogitait-il. L'image alors figée sur ses amis, laissa alors apparaître Tom assis sur le petit mur, la nuit commençait déjà a tomber. Dans un vent de panique, il cria le nom de sa désormais ex-petite amie. Elle arriva un sourire aux lèvres... il avait enfin comprit. Elle le dévisagea, quelques secondes et observa l'écran, lorsqu'elle vit Tom, elle réalisa, que sa pressait, alors elle en vint directement au fait.
« - As-tu compris pourquoi je ne veux pas que tu m'accompagnes ?
- Toujours affolé le brun répondit, Je ... j'ai encore une vie en bas, des gens m'aiment et si je redescend pas la personne qui compte le plus pour moi, va faire une énorme bêtise, j'ai été égoïste, mais je t'en supplie fait moi descendre.
- D'accord. »
Bill qui était debout, s'effondra, et ferma les yeux, une drôle de sensation l'empli, on aurait dit, qu'on le revigorait. Peu à peu, il retrouvait des sensations qu'il croyait perdues à jamais.

Lorsqu'il les rouvrit, il se trouvait dans une chambre blanche, des médecins et infirmiers tout autour de lui. Il sentait le souffle frais du vent, arrivant par la fenêtre, et la chaleur de ses couvertures. Gustav et Georg attendaient derrière la porte. Mais Bill devait faire vite, sinon, il perdrait l'être le plus cher qu'il a ici. Les médecins lui firent tout un tas d'analyses cela parut être une éternité, alors que ce n'était même pas 15 minutes. Et quant, enfin ils sortirent, il se leva, Gustav et Georg entrèrent les yeux rouges. Et le prirent dans les bras, Bill ne put retenir ses larmes, ils lui avaient tellement manqués. Mais très vite, il se détacha d'eux. Leur disant juste :
« - Je vais chercher Tom »
Gustav et Georg se regardèrent effrayés, et quant ils voulurent dire à Bill qu'ils ne savaient pas où il était celui-ci étaient déjà partit en courant. Même s'il n'avait que peu de force, l'angoisse de perdre son frère, lui en donnait .

Tom ressentit quelque chose de bizarre au moment où Bill sortait du coma, au moment où il n'était pas encore sortit d'affaire. Pour lui c'était la preuve qu'il était mort. Et il était en train de se demandait ce qu'il allait devenir. Sans lui, il réfléchissait, se demandait, s'il se laissait tombé dans le vide, le retrouverait-il, au bout de plus de quinze minutes de réflexion, il en conclut qu'il pouvait mourir, ça ferait de la peine à Gustav et Georg mais, comme ça au moins il serait sur de le revoir. Mais avant, il releva la tête et cria au ciel :
« - Bill, si tu m'entends, saches que je te rejoins très bientôt. » Il secoua la tête pour que quelques larmes s'enfuient. Et espérant quand même malgré lui que Bill soit encore parmi nous il entama le refrain d'une chanson à laquelle il n'avait jamais trop trouvé de sens :

Komm und rette mich
Ich verbrenne innerlich
Komm und rette mich
Ich schaff's nicht ohne dich
Komm und rette mich rette mich ...

A la dernière phrase, Bill arriva, et cria du plus fort qu'il le pouvait
« SPRING NICHT, TOM, ICH BIN DA »
La première réaction de Tom fut de descendre du mur et de vérifier, qu'il n'était pas fou. Il se sentait renaître. Ce moment qu'il avait tant attendu devenait enfin réalité. Qui y croyait vraiment ? Qui n'avait jamais craint un non retour du chanteur ? Franchement : personne. Il ferma les yeux puis les rouvrit quelques secondes plus tard, s'assurant que ce n'était pas une hallucination. Mais non, il vit Bill se diriger vers lui les yeux pleins de larmes. Il avait failli commettre l'irréparable. Bill était la vivant devant lui. Il vint à sa rencontre en courant. Ils se prirent dans les bras, pleurant tout leur soul, mais cette fois-ci des larmes de joie, exprimant le bonheur de se retrouver. Le guitariste craqua dans les bras de son frère, il tomba à genoux, le chanteur se mit dans la même position que Tom, il le serra contre lui. La tête du dreadeux dans le cou de Bill, Tom tentait de dire quelque chose :
« -Mon ... mon petit frère ... je suis désolé, je m'en ... je m'en veux ... tellement ... la voix entrecoupée de sanglots Tom s'excusa de son absence lorsque Bill essayait de faire son deuil.
-Non, Tom non, moi je m'excuse, j'ai était tellement égoïste, j'aurais jamais du faire ça... j'ai pensé qu'à moi. »
Quelques secondes passèrent où ils profitèrent juste de leurs présences. Puis inconsciemment ils déclarèrent en même temps :
« Je t'aime tant, tu m'as manqué, mon frère »

Gustav et Georg arrivèrent essoufflés, ils avaient imaginés les pires scénarios, dont celui de se retrouver seuls sur le toit, sans Bill, ni Tom. Mais lorsqu'ils y furent, et qu'ils virent les jumeaux ils furent soulagés. Ils coururent les rejoindre, tout les quatre étaient en larmes le bonheur était trop grand, ils ne pouvaient se retenir. De toute façon à quoi bon se retenir ?
Les twins se relevèrent, ils se prirent dans les bras, ils n'avaient jamais eu autant besoin les uns des autres. Quel douce sensation pour les musiciens, de redécouvrir la chaleur de Bill. Un événement tragique pouvait amener, à d'autres ... mais aussi quelques fois à un bonheur plus fort. Comme aujourd'hui où l'amitié et l'amour ont été les vainqueurs.



Mot de moi ... Jess ...

Ce One-Shot va surêment être très long pour vous mais, j'ai mis beaucoup de temps et de plaisir à l'écrire alors lâchez vos comzZ

# Posté le samedi 22 décembre 2007 09:57

Modifié le samedi 26 janvier 2008 10:14